vendredi 12 avril 2019

LE CENACLE DES SOLITUDES...Extrait

  Je ne sais pas mon âge, aujourd'hui moins que jamais, regarde mon visage, illisible, à présent, mes traits, égarés sous les travers du temps qui ne trouve même plus place dans ma chair évidée, tourne, ne sait plus où se frayer chemin, balbutie maintenant les promesses fourchues d'un destin qui halète dans mon souffle dans mon sein, agonise sur mon corps, cherche à tromper sa fin espère séduire la mort en creusant d'autres lits mais je sens que je flanche, que je vais lui céder tant je suis vieille, vois, tant la course des... [Lire la suite]
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jeudi 17 janvier 2019

FICTION D'UN DEUIL...Extrait

"Meknès... Mon père portait le nom du plus puissant de tes sultans... Celui qui t’a bâtie palais et mausolées, mosquées et minarets sur les ruines des kasbah, t’a ceinte, dieu jaloux de ses propres miracles ou amant suspicieux jugulant les oracles que tes charmes surfaits et de ses mains fardés lui promettaient ardentes honteuses trahisons, d’une muraille plâtrée courroie de chasteté dont il ne reste plus aujourd’hui que les portes, closes, cent, dérisoires cadenas, plantés là dans la terre massives solitudes où Dieu même a... [Lire la suite]
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samedi 22 septembre 2018

FICTION D'UN DEUIL

Hommage à mon père... pour ses marguerites et ses coquelicots, qu'on admirait sans jamais les cueillir   . L’innocence, je l’ai toujours vue accrochée à ton regard comme un voile d’eau qui danse les lumières du monde, enveloppe et sublime chaque chose du monde  Les chevelures folles des enfantsLa nacre des coquillages aux teintes indécidablesSculptésAux croisées des vents et des marées Un chapelet de beignets enfilés dans une feuille de palmierLes marchands ambulantsLes figues fraîches et le maïs grillé sur les... [Lire la suite]
vendredi 3 juin 2016

BOUTHAÏNA AZAMI

Monde de certitudes. Inconciliables. Où la censure prend d’insoupçonnables visages. Plus hideux les uns que les autres. Je n'en ai pas pour autant perdu mon âme d'enfant. J'irai en semer la rosée en terre autre, avant que ne m'use cette solitude que je braque, plus que jamais, vain bouclier contre une indécence grandiloquente qui, chaque jour, me saute au visage. L'innocence n'est jamais qu'un défi. Que je ne perdrai pas.   .   BOUTHAINA AZAMI   .   Photographie Claire Gothié
mardi 16 juin 2015

AU CAFE DES FAITS DIVERS...Extrait

Le monde brûle…Mon père, à ma nuque, comme une peau de mouton… me laboure les flancs et ma mère dans ma chair qui tremble encore son dernier souffle…Dors, père…Les femmes ont cessé de pleurer leurs enfants… ou leurs corps et la terre sous nos pieds vaste… charnier… de couleuvres, et de cendres…Asphyxie…Les flammes montent vers le ciel, expirent dans les nues un dernier souffle blanc… Je sais que ma mère est l’une de ces flammes qui montent vers le Bon Dieu…Le Paradis…Asphyxie…Le Paradis et ses fleuves de miel et ses... [Lire la suite]
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mardi 16 juin 2015

FICTION D'UN DEUIL...Extrait

Meknès...Chaque fois que, le regard renversé vers ce qui n’a plus lieu que dans le culte, hanté, d’une chair abyssale où sommeillent vampires accrochés à la pierre, fange, ou archanges d’un âge inoublié, les cadavres qui là-ci-gisent inconsolés des années encavées agrippées à mes plaies, à l’envers de ma peau, suspendues à mes os, pendues court à mes maux et dont humides, avides, et comme froides morsures les lèvres ouvertes vulves à travers les barreaux ventousent amer mon sang, avatar, syzygie à contrecours du temps où s’abreuvent... [Lire la suite]
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samedi 2 mai 2015

TRACES

J’aurai mis du temps, Fès, à venir jusqu’à toi. Je me suis perdue dans les rues de Tinga, le visage raturé d’un inconnu qui ne me quitte plus, les ruelles bleutées de Chaouen, les montagnes du Rif qui chutent dans la mer. J’ai délaissé les trains pour des cars penchés comme la tour de Pise, et qui allaient pare-brise éclaté et poulets caquetant parmi les passagers. J’aurai mis du temps à venir jusqu’à toi, tout fait pour retarder le moment redouté de l’étreinte à mimer dans la traque des traces d’une absence insensée que j’avais peur... [Lire la suite]
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jeudi 15 janvier 2015

LE NOUVEAU DICTAT DE LA LAÏCITE A LA FRANCAISE

Charlie Hebdo persiste et signe. Le monde entier a été secoué par le drame qui a touché le journal, ce massacre sans nom. Le monde entier a porté le deuil, main dans la main.Mais il y a manifestement une politique de l'humiliation à repenser et que ne peut légitimer le principe galvaudé de liberté Il semblerait que certains peuples soient condamnés à l’humiliation. Après l’esclavage, les «missions civilisatrices», les multiples ingérences qui ont transformé les révolutions de certains peuples en véritables brasiers, toujours vifs et... [Lire la suite]
samedi 6 septembre 2014

TANGER

Opaline et de bleu, Tanger, la belle, Tremblée dans les lumières divine aquarelle Marine et de ressacs jaillis cristaux de sel Hérissés aveuglants dans la toile du ciel Rêves Etoilés dans les yeux infinis des mômes épelant échappées d’un deux trois oiseaux Lyre De soupirs Exhalés Vaporeux Exaltés dans l’azur Et je guette avec eux, le regard à l’envers et les boucles rebelles, éclosion sous les doigts insensés des brisants des figures des nuits qui vibrent dans nos chairs songes écrits au souffle voilé feu d’une voix expirant... [Lire la suite]
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vendredi 4 octobre 2013

FICTION D'UN DEUIL...Extrait

  A mon père   Il était une fois un pays d’eaux vives et d’oliviers où les hommes s’abreuvaient aux miracles des pierres, se nourrissaient des prodiges des terres étendues à leurs pieds et à perte de vue jardin pourpre et de jade. Et ces hommes n’y avaient de plus grande fierté que ces arbres dont, de l’automne à l’été, ils savouraient les lentes métamorphoses dans le dépli des temps, quatre, déroulés cercle parfait, rivière perlée à l’ambre du levant et au minuit des lunes, au frimas des hivers grêlés cristaux de verre,... [Lire la suite]
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