lundi 17 octobre 2016

LES PORTES BOUGENT...Extrait

 Il y a eu cet orage de tropique parmis les flamboyants du plaisir la vitre battant sur des chevelures immenses la pluie cisaillée d'étoiles la lumière avalée à plein ventre à plein gosier à plein sang.   Il y a eu cette heure d'anthracite et d'argent sous les tentures des baisers de couteaux des rires de poudre les niveaux de sang reversés l'un dans l'autre   Il y a eu le pays sans cloison le regard sans clôture clouant la nuque stupéfaite. Et cette eau tendre aux nervures du corps la fièvre du rideau... [Lire la suite]
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vendredi 30 septembre 2016

REGARD

Ton regard couleur de fleuve Est l'eau docile et qui change Avec le jour qu'elle abreuve. Petit matin, Robe d'ange Un pan du manteau céleste Sous tes cils, entre les rives S'est pris. Coule, coule eau vive. La nuit part, mais l'amour reste Et ma main sent battre un cœur. L'aube a voulu parer nos corps de sa candeur. Fête-Dieu. Le désir matinal a repris nos corps nus Pour sculpter une chair que nous avions cru lasse. Sur les fleuves au loin déjà les bateaux passent. Nos peaux après l'amour ont l'odeur du pain chaud. Si... [Lire la suite]
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jeudi 8 septembre 2016

VENT DES NUITS

L’infime frisson des feuillages à nuit close hors la chambre (porte-fenêtre ouverte et contrevents mi-clos) serait-ce, dans l’air moite, la mémoire du seringa ? On pressent d’impalpables silhouettes blotties dans le silence, l’herbe odorante, les aubépines, la futaie, le jet d’eau, une sorte de menu mais profond feulement de l’étrange, on croirait un être attardé qui effleure en marchant la maison, un friselis fluctuant comme le ferait une voix étouffée qui gémit radieuse – on murmure un aveu recherchant auditeur. La nuit bruissante... [Lire la suite]
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jeudi 8 septembre 2016

CINQ MEDITATIONS SUR LA MORT - AUTREMENT DIT SUR LA VIE...Extrait

Puisque tout ce qui est de vieSe relie,Nous nous soumettronsÀ, la marée qui emporte la lune,A la lune qui ramène la marée,Aux disparus sans qui nous ne serions pas,Aux survivants sans qui nous ne serions pas,Aux sourds appels qui diminuent,Aux cris muets qui continuent,Aux regards pétrifiés par les frayeursAu bout desquelles un chant d'enfant revientA ce qui revient et ne s'en va plus,A ce qui revient et se fond dans le noir,A chaque étoile perdue dans la nuit,A chaque larme séchée dans la nuit,A chaque nuit d'une vie,À chaque... [Lire la suite]
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jeudi 21 juillet 2016

PAUL CELAN

La nuit, quand le pendule de l'amour balance entre Toujours et Jamais, ta parole vient rejoindre les lunes du cœur et ton œil bleu, d'orage tend le ciel à la terre. D'un bois lointain, d'un bosquet noirci de rêve l'Expiré nous effleure et le Manqué hante l'espace, grand comme les spectres du futur.   . PAUL  CELAN   .
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mardi 12 juillet 2016

PAS A PAS

Oui d’ici            d’un seul pas                    nous rejoindrons tout  Le tout nous rejoindrons            d’un seul pas                    ou de dix-mille  Pas à... [Lire la suite]

dimanche 26 juin 2016

LA POESIE...Extrait

"Je suis un souvenir qui n'attend pas le seuil et erre dans les limbes où le reflet d'absinthe quand le coeur de la nuit souffle par ses évents bouge l'étoile tombée où nous nous contemplons."   .   AIME CESAIRE   .   Photographie Thami Benkirane http://www.benkiranet.aminus3.com
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jeudi 23 juin 2016

EL ROMANCERO GITANO...Extrait

Passés les mûres sauvages, Les épines et les joncs, Elle a défait ses cheveux, Aplani pour nous la rive. J’ai enlevé ma cravate. Elle a enlevé sa robe. Moi, ceinture et revolver, Elle, ses quatre corsages. Odorant nard, coquillages, Rien ne se peut voir si fin. Ni le miroir sous la lune N’éblouit de cet éclat. Ses cuisses, qui m’échappaient Comme des poissons surpris, C’était le feu tout entier, Et aussi la fraîcheur même. Cette nuit-là, j’ai couru Dans le meilleur des chemins, Montant pouliche de nacre, Sans étriers et sans brides.... [Lire la suite]
samedi 28 mai 2016

LA NUIT N'EST JAMAIS COMPLETE

La nuit n’est jamais complète.Il y a toujours, puisque je le dis,Puisque je l’affirme,Au bout du chagrinUne fenêtre ouverte, une fenêtre éclairéeIl y a toujours un rêve qui veille,Désir à combler, Faim à satisfaire,Un cœur généreux,Une main tendue, une main ouverte,Des yeux attentifs,Une vie, la vie à se partager. .   PAUL ELUARD   .   Photographie Hengki Koentjoro    
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samedi 7 mai 2016

FRANCIS ROYO...Extrait

... nous n’attendions que l’aubequ’un blé entre nos bras devienneune paroletu disaistu seras la meret nous entendions des îlesl’invisible murmurel’oeil noir dans la nuitqui s’attardel’absinthe de nos jours .   FRANCIS ROYO   .    
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