vendredi 6 septembre 2013

NORIA...Extrait

 Au point le plus aigu du jour, le silence nomme l’âme notre sœur indulgente, et, par cette fêlure, nous prenons vue sur nos foules intimes. Ainsi, parfois, la mer se nomme absence ou fleur inoffensive, et couvrirait ses monstres…. Et lorsque ta pâleur voulut parler d’extase et de démences, nous sûmes que nous pouvions durer sur le sentier, près d’une odeur de menthes fissurées par le soir, aux deux bouts de l’improbable rencontre...   .   GABRIELLE ALTHEN   .   Photographie Murad Osman   ... [Lire la suite]
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mercredi 24 juillet 2013

IDENTITE

  Tu marches et c’est ton pas qui donne sens à la route   Tu marches et c’est la route qui s’enracine en toi   en ton désir d’aller de ce que tu fus à ce que tu es   Tu marches et c’est le pays traversé qui met des ailes à ton identité   .   BEATRICE LIBERT Sur l'excelent blog de Guy Allix http://anthosuballix.canalblog.com/pages/beatrice-libert/27633826.html   .   Oeuvre Maurice de Vlaminck    
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samedi 16 février 2013

DEUXIEME ELEGIE

Oui, c'est vous que j'interroge sur ce que nous sommes. Je le sais, tant de bonheur à nous entre-saisir, c'est que toute caresse retient, que rien de ce que vous découvrez si tendrement ne vous échappe, que vous éprouvez là le pur sentiment de la durée. Ainsi l'éternité vous semble promise dès l'étreinte. Et pourtant...Une fois passées la peur des premiers regards, la longue attente à la fenêtre, la première promenade à deux, la toute première dans le jardin : êtes-vous encore des amants ? Quand vous vous offrez vos lèvres... [Lire la suite]
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mardi 27 novembre 2012

PIERRE-ALBERT JOURDAN

Comment pourrions-nous nous désolidariser de cette mort que nous portons en nous, qui nous appartient tout autant que nous lui appartenons ? Le rêve serait de lui ménager un espace où la rencontre se ferait dans la dignité. Sorte de suprême politesse où la salve des salutations l'emporterait sur les gémissements. Mais cet espace n'est inclus que dans l'impensable du saut, dans ce mouvement de bascule qui annule l'autre espace, celui où l'on croyait avancer... Plus intime la mort, longuement convoyée, plus proche et peut-être,... [Lire la suite]
lundi 12 novembre 2012

POEMES CHOISIS 1916-1980 EUGENIO MONTALE

Notre rencontre fut comme des retrouvailles après de longues années d'errance, en un clin d'oeil le rouet du Temps a dévidé pour nous un fil interminable. Sans surprise nous marchions côte à côte avec des paroles simples et des visages sans masque. Je songe aux temps passés : la tombée du jour, la lumière qui renaît m'étreignaient si fort que je ne savais avec qui partager ma dure richesse, et pourtant je sentais autour de moi le flux d'une puissance bienveillante, la surprise soudaine, entre quelque autre et moi, d'un franc... [Lire la suite]
mercredi 18 juillet 2012

DOUZIEME POESIE VERTICALE...Extrait

Périodiquement,il faut faire l'appel des choses,vérifier une lois de plus leur présence.Il faut savoir si les arbres sont encore là,si les oiseaux et les fleurspoursuivent leur invraisemblable tournoi,si les clartés cachéescontinuent de pourvoir la racine de la lumière,si les voisins de l'hommese souviennent encore de l'homme,si dieu a cédéson espace à un remplaçant,si ton nom est ton nom ou déjà le mien,si l'homme a terminé son apprentissagede se voir de l'extérieur.Et en faisant l'appelil s'agit de ne pas se tromper : aucune chose... [Lire la suite]

vendredi 10 février 2012

IL ETAIT UNE FOIS

J’avais appris la permanence des pierres                      Comme les mots à la commissure de mes lèvres Toujours un galet ou un cristal dans la poche                      Quelque chose où je peux m’agripper quand la froidure du temps et des sentiments me rendent vulnérable Et aux quatre coins de la maison... [Lire la suite]
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lundi 4 avril 2011

CIELS DE TRAÎNE...Extrait

Nous nous sommes connus dans l’ombre d’un figuier Tu étais occupée à recoudre ta vie et moi dans les miettes du soir je cherchais l’horizon du regard Tu m’as tendu en souriant un couteau pour la cendre des nuits sur mon épaule J’ai ri nous avons bu cent fois trinqué au hasard des fruits sur la nappe… (....) Tu attendis longtemps le premier pas je parlais de frontières et de guerres lointaines Tu as pris l’oreiller par la main et décroché la nuit de ma bouche J’ai dit : « Le lit s’est retourné c’est la première... [Lire la suite]
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samedi 18 septembre 2010

CAHIER DU NOMADE...Extrait

Je ne sais depuis quelle oasis Je n'avais plus chanté   Il y a peu j'ai vu des gens   qui passaient en chantant près de moi   Sans regarder leur bouche se tenant par le bras   Décidés sans cesser de marcher sans me voir   Et j'ai cru un moment   qu'allait sortir de moi comme un aveuglement   Une voix qu'ils n'attendaient pas   Brûlée sur les chemins   Tombée du ciel en pluie sur des déserts qu'ils ne soupçonnaient pas   Capable d'illuminer les leurs ... [Lire la suite]
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mercredi 24 février 2010

J'ECRIS POUR TE DONNER DE MES NOUVELLES...Extrait

"C’était un jour encore à jeun du premier cri d’oiseau du premier pas de l’homme (…) et ce fut une grande joie car tout était réconcilié car tout était à partager car tu marchais sans le savoir depuis longtemps  à ma rencontre C’était un jour qui ne vieillira pas." .. .SERGE  WELLENS .. .
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