vendredi 19 mai 2017

COLETTE LEINMAN...Extrait

Savoir si quelqu’un d’autre parfois se débat comme le prolongement des digues contre l’assaut suicidaire des vagues savoir qu’il se laisse couler dans l’aleph des mots étendus en débâcle en tous sens longs à venir   .   COLETTE LEINMAN   .    
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jeudi 18 mai 2017

LE CRI DU BUTOR

Maintenant que la jeunesse S'éteint au carreau bleui Maintenant que la jeunesse Machinale m'a trahi Maintenant que la jeunesse Tu t'en souviens souviens-t-en Maintenant que la jeunesse Chante à d'autres le printemps Maintenant que la jeunesse Détourne ses yeux lilas Maintenant que la jeunesse N'est plus ici n'est plus là Maintenant que la jeunesse Sur d'autres chemins légers Maintenant que la jeunesse Suit un nuage étranger Maintenant que la jeunesse A fui voleur généreux Me laissant mon droit d'aînesse Et l'argent... [Lire la suite]
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jeudi 18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

Merci Adélita mia   Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle du vent, Poussant tous les ruisseaux merveilleux de l'enfance, Au regard d'une mère, on voit briller souvent Une perle, une larme, au miroir d'espérance. Lorsque le coeur explose aux rayons de l'été, Ainsi qu'un soudain feu brûlant l'aube première, Rien ne peut... [Lire la suite]
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jeudi 18 mai 2017

DESNOS...Extrait

A René crevel   je suis passé dans une rue étrange où des enfants blonds compissaient leur langes à la porte d’un restaurant un écriteau était collé : ICI ON PEUT APPORTER SON MANGER à la porte d’un hôtel meublé un écriteau était collé : ICI ON PEUT APPORTER SON AMOUR   .   ROBERT DESNOS   .          
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jeudi 18 mai 2017

UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE... Extrait

Beauté, ce grand espace tout noirOù l’homme s’avance les yeux fermésUn bouquet de coquelicots jeté sur l’épauleCe mauvais air qu’on souffle sur les âmesLe bruit des songes qui épouvante le mondeJamais ne me feront oublier, Beauté,Ton regard trop brillant, ta gorge blanche, tes bras.La terre me retient d’une main tremblanteCar la mort est un dur voyage pour l’homme seulQuand Dieu se fait vieuxEt n’est plus fidèle aux rendez-vous qu’il donne.Déjà le radeau de la chance se soulèveLe vent de la chance tourneL’abîme me prend par le bras,... [Lire la suite]
jeudi 18 mai 2017

LE PREMIER AMOUR DU MONDE

Le soleil est venu Et reparti cent mille fois Depuis le jour du premier jour Du premier amour Le premier amour du monde? C'était... quand? Et d'abord, comment se sont retrouvés Comment se sont retrouvés Le Ciel et l'Océan? Il a pris sa main sans le savoir Sans savoir où les menait la peur du premier soir Il a pris son corps contre le sien Sans savoir qu'un deuxième matin Renaîtrait des cendres du premier matin Ils ne savaient pas que d'autres jours Suivraient le premier jour Ils ne savaient pas que la naissance La... [Lire la suite]
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jeudi 18 mai 2017

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE

Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas, d’une assurance inouïe. Entre la feuille et l’arbre réside la Présence. Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi : Ma vérité est végétale, Mon église, un nénuphar. … et... [Lire la suite]
mardi 16 mai 2017

L'ÂME INSURGEE...Extrait

Pourquoi crier à l’impossible quand le possible est déjà là, prêt à entrer, qui n’attend plus que vous pour s’accomplir en vous accomplissant ? Il n’y a pas un homme qui puisse vivre heureusement de ses instincts bestiaux, enfermé dans son corps, incarcéré dans son opacité muette, rivé stupidement sur son nombril. On y suffoque, on s’y étouffe, on s’y éteint – et la haine enragée gravite, comme un soleil mort, autour de cette viande inhabitée. Réapprenez à lire et sauvez-vous de là ! Laissez parler en vous la langue qui... [Lire la suite]
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mardi 16 mai 2017

LES ENFANTS

à Vénus Khoury-Ghata Tous les enfants, vous le savez, sont des naviresqu’un proverbe pareil aux brises les plus doucesconduit, syllabe après syllabe, au continentoù les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleauxqui dans la nuit, en demandant pardon, écartentleurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètesvenues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,d’une autre vérité,... [Lire la suite]
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mardi 16 mai 2017

JOURNAL, LE 15 MAI 2017

Ce que vit le papillon. Ce que vit l’eau dans le temps du ruisseau. Ce que vit le pèlerin qui a perdu son chemin distrait par le babil des dieux. Ce que vit la parole dans la pierre. Ce que vivent les disparus en mer. Ce que vit celle qui est abandonnée par la possibilité physique de peindre. Ce que vit le pont qui enjambe deux civilisations. Ce que désirent les peuples liés dans la redoute de la pauvreté. Ce que vit le papillon. Je ne sais pas. Je n’en sais rien. Je sais le temps furtif de l’eau qui enseigne toutes choses et le... [Lire la suite]
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