mercredi 1 novembre 2017

ANECDOTES

En ce jour saint comme en d'autres je pense à Simon Paul et Léontine, mes chers père et mère - Henri-Louis Pallen . Mon père parlait aux grives, aux merles, aux moineaux et il avait une main droite qui savait tout faire, des objets petits ou grands, avec ingéniosité. Bricoler, comme susciter le chant d’une guitare. Ma mère aimait le café bien frais, c’est-à-dire chaud qu’elle sucrait rarement, avec du miel de lavande, ses yeux s’émerveillaient devant les roses du jardin. Elle avait des robes élégantes, elle était... [Lire la suite]

mercredi 1 novembre 2017

MIROIR POUR UNE QUESTION

J’ai questionné et on m’a ditLa branche couverte de feuest oiseauOn m’a dit que mon visage était la houleEt le visage du monde miroirspeine du matin, phareJe suis venuEncre était le monde sur ma routePhrase tout frémissementJ’ignorais qu’entre nousun pont était jeté – fouléesde flammes et prophétiesUn pont de fraternitéEt j’ignorais que mon visageétait vaisseauNaviguant dans une étincelle   .     ADONIS .
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mercredi 1 novembre 2017

BRUNO RUIZ...Extrait

 Ce peu de temps qui resteA ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. ...    Voici le temps des bilans de l’usureAux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant . BRUNO RUIZ   .     Photographie Bernard Liegeois  
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mercredi 1 novembre 2017

JEAN-PIERRE DUPREY...Extrait

 Quatre murs sont aussi sourds qu'un critèreEt le cri est pouvoir à ceux qui se terrent.Il est des toits comme une soiePour cacher un visage et des os ;Dessus, le ciel mange ses oiseauxEt chiffrera quand même zéro.Une mémoire dans une tombe,Un soir trouvera le poidsQu'il fallait pour que le pont tombeEt que la voix basse revienneAu courant de la rivièreQui boit les souffles et les mystèresRêvés chaque nuit par le pêcheur de peines.     .   JEAN-PIERRE DUPREY .    
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lundi 30 octobre 2017

AUTUMN LEAVES - EVA CASSIDY

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lundi 30 octobre 2017

LE GRAIN MAGIQUE...Extrait

"Étoile du matin je t’en prie, Parcours le ciel à la recherche de mon enfant Et rejoins-le où il repose Tu le trouveras encore dans le sommeil Redresse-lui doucement l’oreiller Et vois s’il ne manque de rien Sa beauté se rit des parures Elle illumine les chemins."   .     TAOS AMROUCHE      .      

lundi 30 octobre 2017

EN SONGEANT A UN ART POÉTIQUE

    Merci à Marie-Paule et Raymond Farina . La poésie vient chez moi d’un rêve toujours latent. Ce rêve j’aime à le diriger, sauf les jours d’inspiration où j’ai l’impression qu’il se dirige tout seul. Je n’aime pas le rêve qui s’en va à la dérive (j’allais dire à la dérêve). Je cherche à en faire un rêve consistant, une sorte de figure de proue qui après avoir traversé les espaces et les temps intérieurs affronte les espaces et les temps du dehors – et pour lui le dehors, c’est la page blanche. Rêver, c’est... [Lire la suite]
lundi 30 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Écrire contre. La mort. L'oubli. Le silence. L'incendie. La couleur noire des souvenirs noirs. La pluie qui gifle. Le mot qui tue. La dérive du corps qui n'a plus faim ni soif ni sommeil. Les étoiles effacées dans ce ciel à la mine de plomb. La colère réprimée. Le verre tombé des mains, brisé au sol comme un arrêt du coeur. Écrire contre. Tout contre. Le jour qui meurt, dont tu refuses la mort, et que tu regardes mourir avec toujours cette même colère contre. Et où va - t-il ce train ? Où est-ce, loin de toi ? et pourquoi loin de toi... [Lire la suite]
lundi 30 octobre 2017

MA VIE GRAPILLE DE CI DE LA

Au bout de l’heure tragique, j’ai perdu le contrôle de ma vitesse intérieure. Je me suis abandonné à l’hégémonie du souffle et il m’a percuté de sa lame tranchante.  La différence n’est pas toujours là où on le croit. Etonnant ce corps qui vieilli et dont on conserve la sensation d’avoir toujours vingt ans. Sans doute, pour tous ceux qui ont connu l’handicap dès la première heure, la notion de différence n’égale pas celle de la comparaison. Le déchirement de nos pensées et de l’estime que l’on se porte peut nous être fatal.... [Lire la suite]
dimanche 29 octobre 2017

COLETTE GIBELIN...

Quelquefois, le soir,la terre se met à tourner, comme un manège. Alors les jeunes filles s'envolent, avec leurs robes bleues et leurs grands chapeaux roses, leur rage, leur désir de vivre et de conquérir le monde. Elles étendent leurs ailes et s'envolent, s'envolent, ivres de rires et de fleurs, fleurant la joie et la puissance. L'univers les caresse. Elles sont musique et sortilèges. Elles se balancent, se balancent, se balancent, jusqu'au ciel. Puis elles tombent, la tête sur le bitume, à six heures du soir, près d'Alès. ... ... [Lire la suite]
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