mardi 11 avril 2017

IDLIB

Je vous prie laissez-moi Me semer sur le cœur une poignée de nigelles de Damas Bleues d’air Une poussière qui frissonnerait Que mes doigts deviennent racines et poussent Jusqu’à toucher la voix enfouie des cèdres aux branches en prière Que j’entende enfin La vie La sourde pulsation la source La lumière faufilée dans les ferrailles muettes Ce qui reste du monde Dans l’après   .   ALEXO XENIDIS   .   Oeuvre Omar Delawer    
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mardi 11 avril 2017

CARMEN PENN AR RUN...Extrait

Quand mon cœur un instant s’attarde aux lèvres d’une espérance qui consent aux sourires il se couche dans les brisants qu’aucune côte ne décourage et chaque îlot devient jardin que ma main fauve apprivoise   .   CARMEN PENN AR RUN   .   .
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lundi 10 avril 2017

GRAND VENT

Nous n’appartenons qu’au sentier de montagne Qui serpente au soleil entre la sauge et le lichen Et s’élance à la nuit, chemin de crête, À la rencontre des constellations. Nous avons rapproché des sommets La limite des terres arables. Les graines éclatent dans nos poings. Les flammes rentrent dans nos os. Que le fumier monte à dos d’hommes jusqu’à nous ! Que la vigne et le seigle répliquent À la vieillesse du volcan ! Les fruits de l’orgueil, les fruits du basalte Mûriront sous les coups Qui nous rendent visibles. La... [Lire la suite]
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lundi 10 avril 2017

LES ROCS...Extrait

Merci Thami Ils ne le sauront pas les rocs, Qu'on parle d'eux. Et toujours ils n'auront pour tenir Que grandeur. Et que l'oubli de la marée Des soleils rouges.     Ils n'ont pas le besoin du rire Ou de l'ivresse. Ils ne font pas brûler Du souffre dans le noir. Car jamais Ils n'ont craint la mort. De la peur Ils ont fait un hôte. Et leur folie Est clairvoyante.       Et puis la joie De savoir la menace Et de durer. Pendant que sur les bords, De la pierre les quitte Que la vague et... [Lire la suite]
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samedi 8 avril 2017

LE REPOS

Ce magnifique texte de Khalil Gibran pour les enfants de Syrie, pour les enfants de Palestine, pour les enfants du monde entier sacrifiés sur l'autel de la turpitude et de la bêtise humaine...   .   Débarrassez mon corps de cette toile de lin et enveloppez-moi d'un linceul fait d'iris et de jasmin d'Arabie. Retirez mes restes de ce cercueil d'ivoire, et déposez-les sur des coussins de fleurs d'oranger et de citronnier. Ô enfants de ma mère ! Ne me pleurez pas, entonnez plutôt le chant de la jeunesse et de l'allégresse. Ô... [Lire la suite]
samedi 8 avril 2017

JEAN LAVOUE...Extrait

Pour Christine Guenanten   La poésie sauve le monde à chaque pas, à chaque souffle, à chaque éveil, à chaque instant. Avec allégresse, elle ne cesse d’écrire à sa santé. A la tristesse, elle oppose le pain des jours, le miracle de la beauté, le fil d'or de la joie. Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous... [Lire la suite]

samedi 8 avril 2017

AZAM ALI - LASSE POUR QUOI

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samedi 8 avril 2017

RETENUE

Ce qui est bien à toi d’étrange, de paradoxal, particulier, marquant la résonance de ton verbe, tu ne l’as pas en poche, ni au cœur, mais dans le sang à la fluidité et au rythme si variables. La poésie peut-elle constituer l’horizon, et partant, le désir de t’en approcher, être un havre quand le sang de victimes répandu sur les jardins, coule partout, quelquefois près de nous dans l’hexagone ? Quelle unité formeront ces fragments de désarroi que par réflexe l’on continue à nommer poèmes ? Ils sont conscients de n’être que vide... [Lire la suite]
samedi 8 avril 2017

JE VAIS PARLER DE L'ESPERANCE

« Je contemple la douleur de l’affamé et m’aperçois que sa faim est tellement éloignée de ma souffrance que je pourrais bien jeûner jusqu’à en mourir, de ma tombe jaillirait toujours au moins un brin d’herbe. Il en va de même de celui qui aime. Quel sang que le sien, si bien engendré pour le mien qui n’a ni source ni fin ! » Je n’éprouve pas cette douleur en tant que César Vallejo. Je ne souffre pas de moi en tant qu’artiste, en tant qu’homme, ni même en tant que simple être vivant. Je n’éprouve pas cette douleur en tant que... [Lire la suite]
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samedi 8 avril 2017

PLAZA SOLA

Qué sosiego volver, hablarte, abrazarte con mis miradas, besarte la boca de tiempo dónde el polvo seca la lágrima, qué descanso poner mi oído sobre tu madera encantada, apurar las gotas de música de la caja de tu guitarra, recordar, preguntar, soñar ahora que nada importa nada.   .   JOSE HIERRO   .   .        
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