vendredi 21 septembre 2018

RIVES EN CHAMADE...Extraits

Méditerranéenne je suisPar ma silhouette et ma peau mâtinéeKabyle par les épices de mon regardCorse par les sonorités de la langueKabyle-corse par la cuisine rougeUnie par l'arba barona et le cumunuFrançaise par Villon et Louise MichelFardée par toutes les intempériesJe suis femme     ...   Piège du sirocco et di a tramuntana détournés Je m'engouffre dans les rêves qui incisent l'horizonConfins déplacés je scrute l'espoir qui m'espionneA califourchon entre Bavedda et le DjudjuraCrainte blottie dans les grottes de... [Lire la suite]

mercredi 28 décembre 2016

QUARTZ...Extrait

Je coule du haut vers le bas. L’accident, c’est le jour improbable qui devient une certitude pour la chair. Un corps amoindri sait la carence impitoyable. Le cerveau continue cependant à courtiser la part manquante. Qui s’installe dans la place vide ? Longtemps des membres fantômes ont baigné dans le sang qui me parcourt, véhiculant l’illusion jusqu’aux racines de mon être. Se défaire de soi nécessite la juste reconnaissance de l’impossible et de l’irréalisable. J’ai tenu entre mes mains le halo de conscience qui fait chavirer le... [Lire la suite]
dimanche 28 février 2016

L'OMBRE

Mon ombre à mon côté va cheminant, Spectre de feu, géant d'un bleu livide, Me précédant en guide vigilant Ou me suivant, espion muet et rapide.   Elle me quitte en entrant dans le bois Mais, quand j'en sors, elle est là qui me guette. Devant l'église elle est prise d'effroi, En l'homme de tout temps crainte secrète.   Elle est signe à la fois sombre et luisant, Parler du ciel à la parole obscure ! Jusqu'où va-t-elle aller, combien de temps, Amer jeu du soleil qui me torture ?   Tout sous le ciel... [Lire la suite]
samedi 19 décembre 2015

QUI JE FUS / QUIENES FUI

" On n’est jamais tout seul dans sa peau…"On n’est pas seul dans sa peau.Je suis habité; je parle à qui-je-fus et qui-je-fus me parlent. Parfois, j’éprouve une gêne comme si j’étais étranger. Ils font à présent toute une société et il vient de m’arriver que je ne m’entends plus moi-même. (Qui je fus)On n’est jamais tout seul dans sa peau! Je suis multiple et me multiplie depuis des années à ne plus savoir que faire de mes " Moi " qui s’entassent. Je n’ai jamais su combien on était au juste, mais on vit à l’étroit, on se gêne, on... [Lire la suite]
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mercredi 1 juillet 2015

MES APPRENTISSAGES...Extrait

« Je chantais au fond de moi, je battais des rythmes avec mes orteils et les muscles de mes mâchoires. La tache voletante, l'aile de musique, le fragment mélodique et nocturne qui m'échappait, peu à peu le mot, plus urgent, les a supplantés. Le dessin musical et la phrase naissent du même couple évasif et immortel : la note, le rythme. Écrire, au lieu de composer, c'est connaître la même recherche, mais avec une transe moins illuminée, et une récompense plus petite. Si j'avais composé au lieu d'écrire, j'aurais pris en dédain ce que... [Lire la suite]
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mercredi 29 octobre 2014

LA POESIE

La poésie ? Le temps passe. On a les cheveux gris, du cholestérol,  de la barbe et des lunettes. On se console en disant qu'elle, au moins, elle n'a pas changé. Qu'elle est toujours cet enfant impossible, qui a pourtant accepté de vieillir avec nous, pour n'être pas seuls, lui et moi. Lui et moi, pour finir, nous nous entendons bien car nous avons fait l'un et l'autre le tour de nous - moi mon cercle, lui son cerceau: superposables - et ça roule. A deux temps. Là où je dis noir, il barbouille de bleu car il tient à ses... [Lire la suite]
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dimanche 1 juillet 2012

LE CANTIQUE QUI EST A GABRIEL/LE...Extrait

Où que tu sois, un temple s’établit comme livre, cernant vivant tout le nom. Les astres se gouvernent. Sur la scène déserte sans me voir tu me prendras Et t’épousant toi-même, moi-même m’épousant, ne nous sachant le même, ayant À vivre en secret toutes les passes des ondes, je serai cet or qui s’écoule. Vois ses cordes, vivantes lumineuses des blancs retours des idylles lactées Oui, tu les pourras tendre pour la scansion des temps, je tournerai de par La Lyre Sans jamais nous rejoindre, l’enchaînement sacré que... [Lire la suite]
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vendredi 10 juin 2011

NE T'EXCUSE PAS

Dépose ici et maintenant la tombe que tu porteset donne à ta vie une autre chancede restaurer le récit.Toutes les amours ne sont pas trépas,ni la terre, migration chronique.Une occasion pourrait se présenter, tu oublierasla brûlure du miel ancien.Tu pourrais, sans le savoir, être amoureuxd’une jeune fille qui t’aimeou ne t’aime pas, sans savoir pourquoielle t’aime ou ne t’aime pas.Adossé à un escalier, tu pourraiste sentir un autre dans les dualités.Sors donc de ton moi vers un autre toi,de tes visions vers tes pas,et élève ton... [Lire la suite]
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lundi 21 mars 2011

OMBRA MAI FU

pour Georg Friedrich Haendel (1685-1759) . Il y a des âmes qui font grandir les pays Oui, combien d’âmes, pour faire une seule et une grande Âme ? Je m’en vais voir les ombres, — ombres sans nombre. Que serai-je sans toi… Tu dis : « Toi — mon soleil !» Nos branches sont mêlées, Philémon et Baucis, même nos ombres se croisent, colombes de nos rires. Ombre, suis ton ubac ! Âme, je suis ton adret ! — Ombre, jamais ne fus. Ombre non, mais soleil. Ombre de ton ombre ne fut, jamais esclave. Car ni loup par mon sang, ni... [Lire la suite]
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mardi 5 octobre 2010

DEUX CORPS

Deux corps face à face sont parfois deux vagues, et la nuit est océan.   Deux corps face à face sont parfois deux pierres, et la nuit, un désert.   Deux corps face à face sont parfois racines enlacées dans la nuit.   Deux corps face à face sont parfois des couteaux, et la nuit, étincelle.   Deux corps face à face sont deux astres qui chutent en un ciel vide. .   OCTAVIO PAZ . Oeuvre Stephen G.  Stini
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