jeudi 8 septembre 2016

LE PREMIER ARBRE

C'était lors de mon premier arbre,J'avais beau le sentir en moiIl me surprit par tant de branches,Il était arbre mille fois.Moi qui suis tout ce que je formeJe ne me savais pas feuillu,Voilà que je donnais de l'ombreEt j'avais des oiseaux dessus.Je cachais ma sève divineDans ce fût qui montant au cielMais j'étais pris par la racineComme à un piège naturel.C'était lors de mon premier arbre,L'homme s'assit sous le feuillageSi tendre d'être si nouveau.Etait-ce un chêne ou bien un ormeC'est loin et je ne sais pas tropMais je sais bien... [Lire la suite]

lundi 22 août 2016

DES VOIX DANS L'OBSCUR...Extrait

        Humanité un drôle de mot Humanité sac de misérables créatures jetées entre ciel et terre frères            sœurs de poussière humanité visages éblouissants désirs tendresses meurtres argile modelée            brisée molécules jointes disjointes qui vous fabriquent du Je du Tu du Nous à n'en plus finir            humanité à foison j'y macère... [Lire la suite]
vendredi 19 août 2016

LE POEME DE PAPIER

Le poète distribuait des poèmes de papier avec des mots d'encre dessus et de la joie, et de la peine dedans les mots du désespoir, des espoirs des questions, de la colère jamais de réponse mais des doutes Il y avait du passé dedans et des errances et du vivant Il voulait que ses mots ouvrent des chemins que ses poèmes soient des clefs dans la serrure des cerveaux en faire des grenades de soleil Dégoupiller le soleil et BOUM sur les frontières Mais c'est un poème de papier qu'un passant a jeté par terre après avoir... [Lire la suite]
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vendredi 19 août 2016

LES HAIES DE JOIE

Simplement écouter l'écho pris au filet de l'instant partagé avec le jour le ciel le jardin de toutes les éclipses tous les aveuglements de l'enfance surprise. Je veux aller au bord de toi enfouie dans le regard et dans l'oreille de tes songes Je veux passer les haies de vive joie comme une bête, je sais que tu m'attraperas. . . . JEAN-PIERRE BARS . . .
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jeudi 18 août 2016

COLETTE GIBELIN...Extrait

A la fin il y aurait la mer, visage déchirant, comme un grand désert violet, lente, très blanche, et musicale, peut-être un peu blessée, mais si remuée de soleil.Et au-delà, cette matière nue, ce sel de désirs.Toi, ma désarmée d’avant saison, mon indécis parmi les ronces, nous avançons dans les rires gonflés de questions, avec l’entêtement absurde des hublots.Paupières battantes, la joie.Toi, mon grand délire d’extrême raison, ma déchirée solaire, ô dites moi cet espoir insensé, et l’aube vive comme un chant de coquelicots.A la fin... [Lire la suite]
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samedi 6 août 2016

JEAN-MARC LA FRENIERE...Extrait

Il n’y a que l’homme pour faire une potence d’un arbre le plus beau, en chasser les oiseaux pour en faire une croix. La joie se heurte aux hommes. La haine a le champ libre. Ils se battent pour elle. Longeant le précipice du monde, je me raccroche à la ténacité des plantes. Je lance des mots à tout hasard pour sonder l’infini. On les entend cogner contre un mur invisible. La beauté n’a pas besoin qu’on la regarde. Elle nous prend par la main. Le geste le plus banal devient une caresse. Les bras du quotidien soulèvent l’espérance. Il... [Lire la suite]

mercredi 3 août 2016

AGNES SCHNELL...Extrait

Nuée de rêvesenvol étourdissantenlacement se reprenantse défaisant.Danse infinied’un côté à l’autre du tempsreprise ad libitumd’une cadenceà peine heurtée.En toiune joie primaleun instant museléeembruméeen toi l’élanla pulsation accéléréeen toi la danse sauvagelibéréeet tous tes sens exaltés.   .   AGNES SCHNELL   .  
mercredi 27 juillet 2016

HUMBLE FRESQUE DES CONSOLATIONS DU MONDE

Des Christ Des suaires Des prophètes Des arbres rouges d'oiseaux Flottent dans l'attente, Don Quichotte Les apôtres Des cantiques Des baies rouges Des branches de buis Le rituel dérisoire et toujours répété de la croyance en la tendresse humaine L’enfant, l’oiseau, les loupsPar-dessus les pleurs, il reste l’amour Du plus ordinaire des jours En plus simple apparence, l’ange Se pose sur les mains jointes Comme on voit près de l’arbre décimé Un corbeau solitaire dépecer la misère humaine Comme on lit les prières arrachées aux... [Lire la suite]
jeudi 16 juin 2016

UN SI LONG PARCOURS...Extrait

....         A la fin il y aurait la mer, visage déchirant, comme un grand désert violet, lente, très blanche, et musicale, peut-être un peu blessée, mais si remuée de soleil. Et au-delà, cette matière nue, ce sel de désirs. Toi, ma désarmée d’avant saison, mon indécis parmi les ronces, nous avançons dans les rires gonflés de questions, avec l’entêtement absurde des hublots. Paupières battantes, la joie. Toi, mon grand délire d’extrême raison, ma déchirée solaire, ô dites moi... [Lire la suite]
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vendredi 27 mai 2016

BERNARD PERROY...Extrait

j'écris sur le dos du monde en grattant son écorce dans la joie des sèves et des fleurs multipliées dont les couleurs jaillissent de l'encre noire... nuit transfigurée de nos âmes dont la flamme murmure sans cesse et monte en nous avec obstination comme aimantée par le bonheur…   .   BERNARD PERROY   .   Oeuvre Jef Aérosol ( Jean-François Perroy )    
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