dimanche 12 mars 2017

HÔTEL DES VOYAGEURS

Hôtel des voyageurs La fenêtre ouvre sur le ciel Bleu soleil, renversant On y lit le vertige, et la fascination des blancs bateaux glissant dans la lumière Dedans est l’espace du cœur, l’intime centre de la vie, peut-être le bonheur Nous habitons cette chambre furtive, lieu d’étreintes sans lendemains Dehors est l’inconnu L’amour est dérisoire, face à la mer, souveraine et brutale avec tous ses pillards Elle entre en toi, te déchiquette La mer, pourvoyeuse de désespoir La chambre rétrécit L’espace du recueillement s’étiole Jusqu’au... [Lire la suite]

dimanche 12 mars 2017

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

Lumières d’octobre comme un bonheur inespéré déployant ses filets un félin assoiffé qui voit venir l’hiver Oh ! les feulements du vent quand les temps se renversent Soleils d’octobre illuminant le ciel entre deux averses La vie est douce, et lente, et douloureuse Le présent bat le rythme Cœur d’espace et de transparence La beauté souveraine rayonne en sa fragilité Nous n’avons rien à dire sinon cette caresse de lumière . . . COLETTE GIBELIN . . .
vendredi 10 mars 2017

LA CENTAINE D'AMOUR...Extrait

Ces fleurs brusques avec des eaux et des menaces,ce pavillon pris dans les tourments de l’écume,ces rayons de miel et ces récifs incendiairessont devenus la paix de ton sang dans le mien,une couche d’étoiles et bleue comme la nuitet la simplicité sans fin de la tendresse. »   . PABLO NERUDA .
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vendredi 10 mars 2017

LA NUIT A LA DERIVE ...Extrait

« Moi, Olga Orozco, du fond de ton cœur je déclare à tous que je meurs.J'aimais la solitude, l'héroïque durée de toute foi, l'oisiveté dans laquelle grandissent d'étranges animaux, des plantes fabuleuses, l'ombre d'une grande époque fluant au milieu des mystères, des hallucinations, et aussi le petit tremblement des bougies à la nuit tombante.Mon histoire est là dans mes mains et dans les mains de ceux qui l'ont tatouée.De mon séjour il reste les magies, les rites, quelques dates usées par le souffle d'un amour inhumain, l'épaisse et... [Lire la suite]
vendredi 10 mars 2017

RAG-TIME...Extrait

On ne refera plus les sapins aussi vertsma sœurNi les cieux aussi cieux, ni les aubes si frêlesni les goudrons fondants des routes de l'éténi les canons de bronze aux jambes des enfants sur la grand-place,à l'ombre insigne des vieux mortsd'autres guerresMa foion ne refera plus la gaieté d'autrefoisma sœurje n'y crois guèrePas plus qu'aux longs comas de nos douillets hiversmon cœurni aux calmes maisons avec leurs demoisellesroses pour vous servir une tasse de théles seins jeunes dessous des corsages bouffantsDe tout cela qui a étéma... [Lire la suite]
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jeudi 9 mars 2017

LA BELLE SAISON

Je regarde d’ici les guerres fatiguées Les mots qui sont des mouches sur les vitres Prisonnières Le poids mort de la pesanteur sur la nuque et ce temps que l’on tue De peur De croiser son regard d’y voir le décompte A rebours et le va et vient qui finira Les mêmes boucles la même fin qui ramène le naufragé Toujours à la même vague quand le sol se dérobe Je pense à Diogène avec sa lampe qui cherchait un homme Quand j’écarte de mon chemin les humains en cherchant la lumière Pourquoi Est-il impossible d’être debout Sans retomber... [Lire la suite]

mercredi 8 mars 2017

LA ROSEE SUR LES MAINS...Extrait

L’automne trempe ses prés dans le rêveet les flammes du paysage se lèvent devant nousà mi-chemin entre les touffes de ronces, les cailloux,les puissances de la solitudedu côté des pommiers en retard sur la nocepressée d’en finiravec cette journée qui remue sous l’empoisune journée de grand ventnue et sèche au milieu des prairies et des fièvresquand passent dans la campagne une haleine de batailleune lumière d’orage qui met tout à l’enversle cœur de la mariée sous le voile couvert de baisersles tristes lessives de la semainel’équilibre... [Lire la suite]
mercredi 8 mars 2017

HOMMAGE A MAYA ANGELOU

 Je suis femme par les deux plateaux de mes mains Comme deux générosités ouvertes Je suis femme par la savane brûlée de mes yeux Et par le bouclier de mon front  derrière lequel luttent mes pensées et mes rêves Je suis femme par l’audace de mes lèvres où viennent pondre les baisers Je suis femme par l’écho de mon prénom qui roule dans les vallées de la vie Je suis femme par l’étreinte de mes bras autour du soleil Je suis femme par le berceau de mon ventre Je suis femme par la poulie de mes hanches où remonte l’eau... [Lire la suite]
mardi 7 mars 2017

PARIS NAIT DE PARIS

Paris des braseros, Paris des barricades,Paris qui s’émerveille au bout de la journéeQuand l’amour fatigué des rideaux de cretonneRespire à la fenêtre un air de liberté,Paris qui ne dort pas quand le monde sommeille,Paris naît de Paris dans son décor de suie.Sous le vieux ciel rayé par le vent des émeutes,Son grand bûcher troué de rires et de perlesEclaire le sommeil paisible des amants.Les objets oubliés au fond de la campagne,Après le long travail des saisons de soleil,Viennent toucher le coeur endormi de l’enfance,Le bras des... [Lire la suite]
mardi 7 mars 2017

MOTS FRUITS, MOTS SAUVAGES

Certains livres étaient des pêches dont je buvais le jus   la tête renverséed’autres des coquillages d’où s’évadaient les fables. Frissonnaient sur mon front telle une frange de   cheveux sombresles neiges, les mirages, les criquets pèlerins de   l’inconnaissable.Je dérivais dans l’ombre au sein d’une glace sans tainétrangleuse d’imagescaressant au passage le pelage des monstresguidé par la volupté à tête chercheuse éperdue de   liqueursavide de froisser les dessous mauves de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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