vendredi 17 février 2017

EN MONTAGNE LIBANAISE

Se souvenir – du bruit du clair de lune, lorsque la nuit d’été se cogne à la montagne, et que traîne le vent, dans la bouche rocheuse des Monts Liban. Se souvenir – d’un village escarpé, posé comme une larme au bord d’une paupière ; on y rencontre un grenadier, et des fleurs plus sonores qu’un clavier. Se souvenir – de la vigne sous le figuier, des chênes gercés que Septembre abreuve, des fontaines et des muletiers, du soleil dissous dans les eaux du fleuve. Se souvenir – du basilic et du pommier, du sirop de mûres et des... [Lire la suite]
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samedi 3 novembre 2012

NADIA TUENI

Je vous salue,vous qui êtes, dans la simplicité d'une racine,avec la nuit pour chien de garde.Vos bruits ont la splendeur des mots,et la fierté des cataclysmes. Je vous connais,vous qui êtes, hospitaliers comme mémoire;vous portez le deuil des vivants,car l'envers du temps, c'est le temps. Je vous épèle,vous qui êtes, aussi unique que le Cantique.Un grand froid vous habille,et le ciel à portée de branche. Je vous défie,vous qui hurlez sur la montagneusant les syllabes jusqu'au sang,Aujourd'hui c'est demain d'hier,sur... [Lire la suite]
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dimanche 9 septembre 2012

OEUVRES POETIQUES COMPLETES...Extrait

Tu as sali la mer par tendresse, Etranger, mais tu ne savais pas qu’elle est espace vide, qu’elle est tout ce qui reste du chemin nécessaire à la respiration des bibles, au pacte entre nous et nous, à la mort fertile et qui devient jardin de sommeil et d’eau pour délivrer les races, nécessaire au sens de chaque pierre dont je suis la neige royale, pour que la terre apprenne à vivre avec son double, ne plus connaître absence. Etranger, le sable est langage du... [Lire la suite]
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vendredi 7 septembre 2012

LA TERRE ARRÊTEE...Extrait

Cette fleur qui multiplie les évidencesemprunte à l'eau son nomà la mer son corps lent;le temps rejettera des mots sur le rivageet le silence des décombresbien plus beau qu'un enfant qui meurt Il y a je le sais cette fleur et la terretes yeux comme une phrase d'où partent les naviresla mémoire s'endort dans les greniers liquidescar cette fleur et le poèteont une même histoire de violente écriturepreuve que la pensée n'est pas ce que l'on ditmais sur la plaine un exact incendie . NADIA... [Lire la suite]
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jeudi 20 août 2009

LES TEXTES BLONDS...Extrait

Il suffit d'un regard pour que germe la haineet déferle l'angoisse au fond des galaxiesil suffit d'un regard pour que mon être porteaux sommets du plaisir les épaves de toiIl suffit d'un regard pour que pleure la neigeet que monte la sève au levain de l'amouril suffit d'un regard pour se tordre et s'enfuiret d'un regard aussi pour que gicle le rêve!Il suffit d'un regard pour que gronde la pierred'un regard qui embrasse et moule l'universil suffit d'un regard pour dans une prièrevoir s'étendre la vie au néant vaste et... [Lire la suite]
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jeudi 20 août 2009

NADIA TUENI

Ecoute,toi dont la voix fait de grands gesteset dont les bras sont chant d'oiseau, écoute:la ville blanche est un tombeau.Ne crains ni le soir ni l'ennui,tous deux ouvrent sur un jardin. Ne crains ni l'amour ni la nuit,la mort est un chariot faisant route vers l'est,la vie n'est que la vie, simple abri du regard.Ecoute.Il y a sur ton ombre des chemins de quiétude.Absolue. . NADIA  TUENI . Oeuvre Zao Wou-Ki
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dimanche 24 mai 2009

POEMES POUR UNE HISTOIRE....Extrait

(…) O parfois tendre apocalypse telle que matin ou peur. On ne refera plus la terre à consommer tout de suite plaisir et le reste au milieu de bouches séculaires et d’enfants barbelés qui sèchent au soleil. Multipliez la faim, apprivoisez les murs et que dieu sur un arbre nous regarde passer. Entre la mort et moi, il n’y a plus d’hiver à la première pluie ont fondu les oiseaux. J’ai comme la mémoire de ces guerres perdues qui avaient une ampleur de secret et de froid. Entre la mort et moi il n’y a... [Lire la suite]
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jeudi 19 mars 2009

PROMENADE

      Montagne ô bête magnifique,         nos racines dans ta crinière,         quatre saisons bien algébriques,         un cèdre bleu pour l'inventaire.         Lisse et royale la mer sans âge,         le vent doux comme un sacrement,         Dieu a troqué ses équipages         contre les cimes du Liban.        ... [Lire la suite]
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lundi 22 septembre 2008

FEMMES DE MON PAYS

FEMMES DE MON PAYSFemmes de mon pays,une même lumière durcit vos corps,une même ombre le repose;doucement élégiaques en vos métamorphoses.Une même souffrance gerce vos lèvres,et vos yeux sont sertis par un unique orfèvre.Vous,qui rassurez la montagne,qui faites croire à l'homme qu'il est homme,à la cendre qu'elle est fertile,au paysage qu'il est immuable.Femmes de mon pays,vous, qui dans le chaos retrouvez le durable. * * *   HOMMES DE MON PAYSDans nos montagnes il y a des hommes,ce sont des amis de la nuit;leurs yeux... [Lire la suite]
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mardi 12 février 2008

NADIA TUENI...Extrait III

Je baisse la voix pour mieux entendrehurler mon Pays; pour dire le malde n'avoir planté ni amour ni haine,d'avoir mélangé les racines,et pris pour montagne la mer.Je baisse la voix pour aiguiserles couteaux du tonnerre,demander force à la tribu,dormir entre ses omoplates de rochers.J'habite le silencepour mieux contrôler le pouls de la race,dire que, s'il faut mourir,c'est à cause d'une seule goutte de sang,différente.. NADIA TUENI . .
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