dimanche 27 décembre 2020

NIKOLAOS ALIAGAS

J’ai besoin de frissons, de regards embués et de parfums de pins. Passez votre chemin si vous n’avez jamais attendu les nuances de l’aube assis sur des galets difformes. Si le battement des ailes des odonates vous laisse indifférents, si vous n’aimez pas le goût du cognac sur la langue après un enterrement, si vous confondez la fin et les moyens, si vous n’avez jamais douté, regardez ailleurs. J’ai besoin de signes, de cannelle et de vin. Ne perdez pas votre temps si ne vous êtes jamais égaré dans ses méandres, si vous ne reconnaissez... [Lire la suite]

mardi 15 décembre 2020

SOUVENIRS D'ENFANCE

Un strombe  une  blanche conque  aux ailes d'ange sont du voyage   des vents  t'en souvient-il    L'immémorial coquillage chante  Méditerranée    et le temps  du  rêve que les myriades  de myriades de moutons  brillantent    Et  je me retrouve  enfant de Gammarth  et des Matmata si jeune  explorateur  à souhaits    Quel souffle  à  toujours audible en moi réveille  le parfum des... [Lire la suite]
samedi 12 décembre 2020

CHANT ENSEMENCE - MAINTENANT QUE LE TEMPS M"EST COMPTE

Maintenant que le temps m'est compté - On ne le sait qu'après que ce jour s’apprivoise - Je vois la libellule en sa jeunesse bleue, Je l'éprouve intensément en tous ses éclats d'ailes. Je goûte à l'instant des nuages, Je marche dans mon repos, Je m'y sens accordé. J'arpente en passeur immobile Des rives infinies Mais sans jamais presser le pas Car tout écart m'est familier. . Je sais ce qu'il me reste à perdre, À libérer et à donner : Chaque ruisseau m'est indice, Chaque buisson serment noué. Je... [Lire la suite]
vendredi 2 octobre 2020

ERIC TABARLY CHANTE FANNY DE LANINON

" Fanny de Laninon" , écrite par Pierre Mac Orlan (Pierre Dumarchey) sur une musique de V. Marceau (Marceau Verschueren) en 1953, était la chanson préférée d'Eric Tabarly. - Par la voix d'un jeune matelot du Duguay-Trouin, amoureux de la belle Fanny de Laninon, un quartier de Recouvrance, la complainte évoque les marins et le Brest d'avant guerre qui n'existe plus. - Le beau film documentaire sur Eric Tabarly par Pierre Marcel accompagné du piano de Yann Tiersen (Tabarly, 2008), réunit des images tournées entre 1964 et 1998, année de... [Lire la suite]
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mercredi 9 septembre 2020

COLETTE...Extrait

« J’appartiens à un pays que j’ai quitté. Tu ne peux empêcher qu’à cette heure s’y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts.Rien ne peut empêcher qu’à cette heure l’herbe profonde y noie le pied des arbres, d’un vert délicieux et apaisant dont mon âme a soif… Viens, toi qui l’ignores, viens que je te dise tout bas le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs, qu’un fruit mûrit on ne sait où, – là-bas, ici, tout près, – un fruit... [Lire la suite]
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samedi 1 août 2020

VOYAGE GRAND-TOURNESOL...Extrait

à Colette Gibelin et Luc Vidal   .   Brûler trop étreintl’aire intérieure des astresétrangers Il nous fautenfouir l’excèsrespirer l’airAccueillir chaque matinchaque maintendus fragilesUne feuille un destinune brindille un seul êtresingulierle mondeentier Écouter battre sous l’écorcela sève intranquilleAccorderdans l’herbe folle des bourrasquesl’orageles peaux qui se crispentle tambour des larmesles visages à venirl’éclaircie des souriresDes paysages fertilessemantlevantle chant pacifique des paroles  ... [Lire la suite]
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vendredi 17 juillet 2020

L'OBSCUR VERTIGE DES VIVANTS...Extrait

"La science n'étouffe pas le chant de l'océan dans les coquillages.Savoir qu'on y entend les vibrations de sa propre oreille ne réfute pas les vagues qui roulent en nous leur nostalgie. Les chiffres forent des puits comme les mots écoutent le monde : dans la fascination de sa beauté.Ainsi, révélée ronde, la Terre enfanta encore des aventuriers au coeur plus vaste, à qui le vertige continua de fouetter le sang.Le réel ne condamne pas la poésie. Il l'appelle, comme le vent la voile lui donnant force, le savant la formule qui creuse... [Lire la suite]
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samedi 20 juin 2020

CLAUDE MISEUR ...Extrait

La nuit n’est plus bien loinà l’heure du chant des merleset le soleil est si bas sur l’horizonqu’on croirait l’entendre qui tombedans le creuset des ombrescomme un peu de cire perdue     .   CLAUDE MISEUR    .   Oeuvre Warwick Goble
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samedi 30 mai 2020

LA POESIE ECLOT SOUS LA PEAU DIAPHANE DES MOTS

... Il n’y a d’ailleurs que dans le bruissement de l’eau qui court entre les pierres, le feulement du vent sur la plaine, l’alarme, le frémissement soudain des arbres, le fouet de l’été qui cingle le maquis ébloui à la verticale d’un cri… et plus tard au couchant, un murmure : la lumière radieuse, douce et franche qui redessine l’horizon et semble abolir à jamais la peur ancestrale des abîmes. ... Midi : le chant des cigales enflamme les collines, l’énigme du monde s’époumone. ... Ecriture tremblée, approche... [Lire la suite]
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mardi 26 mai 2020

LES RÊTS DE l'OISELEUR....Extrait

Les sutures du ciel s’ouvrentEt j’embrasse la nuitEmpreinte d’algues amèresChues des récifs perdusJe déclamerai encoreLe chant rauque des ténèbresJusqu’à épuisementDes fibres de la nuitJe chanterai jusqu’à la possession totaleDes orgues nébuleuxJusqu’à estomper tous les bruitsOphtalmiques de la nuitJe chanterai jusqu’au momentOù l’aube pourchasseraLa dernière étoile« Assumerai-je la cruelle destinéeDe Vivre dans ma peau provisoireOu ai-je un strapontinSur une branche d’étoile ? »Mais le chant rétif à mes lèvresAttarde ses arpègesSur... [Lire la suite]
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