vendredi 20 février 2015

DES SABLES A LA MER...Extrait

... Mais Fès, nous l'avons dit, n'a pas que ce visage inhospitalier. Car on y chante et chants courtois. Il est des jours pour l'émancipation, quand (c'est avril) partent en caravanes des amateurs de plaisirs champêtres, ravis ( et la brise souffle), d'entre ce bruit de vent au bruit des eaux se mêler autour de la ville, où fleurissent dans les roseaux vivaces mille petits jardins à demi sauvages. C'est là qu'ils vont. On appelle ces promenades des "nzaha" de printemps. Une file de mules emporte le maître du verger, ses amis, tapis... [Lire la suite]
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lundi 16 février 2015

PATRICK CHEMIN...Extrait

Ainsi tu veux être une étoile.Il te faut attendre que le peintre finisse la toile du ciel.Tu dormiras longtemps avant.Il y a des retouches sur la gauche du tableau.Du pourpre, du carmin et puis plus rien.La noirceur de la nuit évoque nos profondeursMais toujours le songe élargit l’obscurité.Ainsi tu veux être le jaillissement de la lune.Il te faudra attendre que le musicienTermine la partie des violoncelles dans l’indécision du ciel.Il te faudra attendre l’évidence de ton existenceEt un jet de lumière dans la musique des âmes.Dans la... [Lire la suite]
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mardi 27 mai 2014

MA MERE

Elle essayait de choisir la singularité paisible de chaque jour. Elle aimait les fleurs, la musique. Et les oiseaux. Pas toutes les musiques, mais toutes les fleurs. Et surtout les oiseaux. Plus que tout, elle aimait le jardinier, sa présence solide. Elle l'aurait voulu toujours près d'elle. Quand la solitude l'a happée, elle a continué à aimer la musique, les fleurs. Et de plus en plus les oiseaux. Dans sa tête, pleuvaient des images passées, son regard semblait en excursion. Alors, je crois, l'évadée rejoignait le jardinier dans le... [Lire la suite]
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vendredi 1 novembre 2013

AMITIE

Il y a tellement de bonté en toiDe chaleur humaineAlliée à l’intelligenceQue tu es à la foisLe prolongement d’un arbreEt ses racinesDans ta musiqueIl y a une maisonPlus vastePeuplée de rythmesEt d’oiseauxJe ne connais pas l’AfriqueJe n’ai pas traversé la merJe ne connais pas ton villageCelui de ta mèreDe ton père en alléLe seul villageOù je peux te rencontrerC’est le villageDe l’amitiéDans ta voixDans ton rire géantDans ta façonD’être au mondeAssis Sur un seul continentRéuniDans ta mainCelui des humains   .   PATRICK... [Lire la suite]
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vendredi 28 juin 2013

ENTRE L'HERBE ET SON OMBRE...Extrait

 Quel rêvepeut venir aprèsla levée de l’ombresur ses cils ?les rideaux se balancentau rythme d’une musiqueoubliée   Le doute creuse un trou dans le poème. Deviendra-t-il un abîme ?J’accroche mes yeux aux branches des arbres pour saisir au plus près le bleu des mots.   .   LYDIA PADELEC Inédit http://www.recoursaupoeme.fr/lydia-padellec/quel-r%C3%AAve   .        
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samedi 9 mars 2013

AGNES SCHNELL

Tout est mouvement glissé, songes brumeux plus denses que la vie. Tout est miroir où peinent les reflets. Tout est dérapages où s'agitent faims et désirs, nos étoiles terrestres toujours altérées. Ni mots, ni lettres ne peuvent porter l'intense, l'impalpable qui crée les fractales de l'âme. Seule la musique, seul l’envol du souffle…   .   AGNES SCHNELL   .        
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dimanche 9 décembre 2012

DOUZE MILLIONS DE NOIRS...(1952)

 En l'an de grâce 1916 naissait aux Etats-Unis, de douze millions d'hommes anciennement déportés d'Afrique, rivés au sol, réduits à l'état de bêtes, un des plus grands mouvements créatifs de l'Histoire. Jamais leurs bourreaux n'auraient supposé que d'une échine aussi anatomiquement courbée pût s'élever un chant de liberté aussi droit, aussi fulgurant que celui qui devait trouver sa plus triomphale expression dans la trompette de Louis Armstrong. Ces "animaux" qu'ils croyaient domestiques - ou pour le moins domestiqués - se... [Lire la suite]
dimanche 4 novembre 2012

MAX POL FOUCHET

Une aile qui frôle Une heure qui passe Une fleur s’éteint L’autre s’allume Tant de choses Soulevées par le vent D’une heure qui passe D’une aile qui frôle Un petit bout d’heure Un court bruit d’aile Un peu de poussière La nôtre ou la leur ? Un brin de musique Un brin de silence Une aile qui frôle Une aile qui passe   . MAX-POL FOUCHET   .    
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dimanche 4 novembre 2012

GILLES BAUDRY

Des fourmis aux étoilesde l'herbe à Dieuquelle musiqueinfiniment déploieses ondesses réseauxses ramures invisiblesà faire se toucher l' icil'ailleursl'intimeet l'infini des mondes ? . . .Gilles BAUDRY .   . .  
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mercredi 10 octobre 2012

DERRIERE LE DOS DE DIEU...Extrait

« Nous n’avons que cette musique – multitude blessante et joyeuse pour toucher le feu qui nous habite. » « Essaye essaye encore d’aimer vraiment d’aimer assez et qu’est-ce que comprendre même un peu sinon accueillir dans son corps et dans sa pensée un commencement d’amour qui ne t’a jamais manqué   seuls la main et le regard seule la pensée qui voit et qui sent peuvent commencer un jour à sentir, à voir, à penser ce qui... [Lire la suite]
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