lundi 13 octobre 2008

CHANSONS D'AU-DELA...Extrait

"Amer il jaunit le tempset il n'est plus de tempspour encore démentir la mort.Marin toi qui conduisla barque du passage,L'oiseau dans le gréementchante toujours son chant. Je l'écoute au-delà du temps." . JOSE ANGEL VALENTE .
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dimanche 12 octobre 2008

L'INCISIVE

"en réponseaux élans interditsaux lettres déchiréesaux entailles de mémoireen réponseà l'outrageà toute désespéranceà l'espace et à l'heureaux voix glabresen réponseaux cent lignesje lancerai un livre". FRANCOISE LISON-LEROY . .
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vendredi 10 octobre 2008

NE CHERCHEZ PLUS MON COEUR

Celui qui s'aventure ne porte pas de nom. La langue toute est son domaine. Agenouillé, il fouille avec des branches : un peu de terre dérange le ciel, de minces araignées patinent parmi les reflets. C'était sur les rives de la Meuse, à peu de pas du déversoir au tumulte incessant, ou bien en altitude, auprès d'un lac silencieux cerné de sapins, serti très haut dans la fraîcheur. Cela mélange ses eaux. Des paysages se superposent. Quelque source soudain imagine de jaillir, une écorce éclate, le torrent transparent enveloppe de glace... [Lire la suite]
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jeudi 9 octobre 2008

FIN DE LA ZAFRA

Por caminos tucumanos,Hacia el monte en que nacieron,Tierra de soles ardientes,Perfumada de polen, Por caminos tucumanos,Vino, vidala y silencio,Se van los hombres del surco,Tan pobres como vinieron. Ha terminado la zafra,Dura labor de invierno.La tierra quedó cansada,Cansada como el obrero. Ya no se ven en la huellaPesados carros cañeros.Ya no se siente el zumbidoDe los trapiches moliendo. Y en la noche de los campos,Como un adiós del silencio,Donde antes hubieron cañasQueda la maloja ardiendo. ... [Lire la suite]
jeudi 9 octobre 2008

LA FIN DE LA RECOLTE

Par des chemins de Tucumán,Vers la montagne sur laquelle ils sont nés,Terre de soleils brûlants,Parfumée de pollen, Par des chemins de Tucumán,Vin, vidala* et silence,Les hommes du sillon s'en vont,Aussi pauvres qu'ils sont venus. La récolte s'est terminée,Dure labeur d'hiver.La terre en est sortie fatiguée,Fatiguée comme l'ouvrier. Déjà on ne voit plus sur la pisteDe lourds chariots à canne.Déjà on ne sent plus le bourdonnementDes broyeurs en train de broyer. Et dans la nuits des champs,Comme un adíos de la part du... [Lire la suite]
jeudi 9 octobre 2008

AINSI

Grand-ma, Dieu existe-t-il ?L'enfant jouait dans un carré d'herbe. Elle laissa le linge mouillé dans le panier, à côté des épingles, ramassa le boomerang, et le lança. La force de son poignet était étonnante. Le ciel était si net contre la terre que la ligne d'horizon ressemblait à la pliure d'une carte postale.On entendit un sifflement, puis une vibration, l'aile revenait, puissante et précise, au point même de son départ. Grand-ma la remit  dans l'herbe et posa sa main, la même qui avait lancé le boomerang, sur la tête de... [Lire la suite]
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jeudi 9 octobre 2008

PEU

Ils ne chantent pas, libres et légers, de la source à la mer. Ne laissent pas leurs angles s'arrondir. Ne font pas de chlorophylle. N'ont aucun geste d'aile au bout de leurs moignons. Ils choisissent le gris, expulsent l'arc-en-ciel, alignent des règles et des murs, nivellent le regard. Ils refusent leur terre à la graine qui passe. Ne fertilisent que leurs désirs. Ne font ni fleur ni miel gratuitement. Ne donnent rien à respirer. Mais pensent. Avec cela ils vendent des armes et leurs frères. Achètent leurs conduites avec des papiers... [Lire la suite]
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mardi 7 octobre 2008

RAZÓN

Sucesión de sonidos elocuentes movidos a resplandor, poema es estoy estoy estoY esto que llega a mí en calidad de inocencia hoy, que existeporque existoy porque el mundo existey porque los tres podemos dejar correctamente de existir . JUAN  LARREA .
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mardi 7 octobre 2008

RAISON

Suite de sons éloquents mus à scintillement, un poème est celaet celaet celaEt cela qui me parvient en tant qu’innocence aujourd’hui,qui existeparce que j’existeet parce que le monde existeet parce que tous les trois nous pouvons cesser correctement d’exister . JUAN  LARREA .
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mardi 7 octobre 2008

JUAN LARREA...en Français

      Dans le jardin de Fray Luis Rêve-moi rêve-moi en hâte étoile de terrecultivée par mes paupières prends-moi par mes anses d’ombreaffole-moi d’ailes de marbre en feu étoile étoile parmi mes cendres Pouvoir pouvoir enfin trouver dans mon vertige la statued’un soir de soleil les gestes à fleur d’eaules yeux à fleur d’hiver Toi qui, dans l’alcôve du vent, veillesl’innocence de dépendre de la beauté fugitivequi se trahit dans l’ardeur des feuilles tournées vers le cœur le plus    ... [Lire la suite]
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