mardi 10 avril 2018

LE CHANT DE LA FOLIE SAUVAGE

Nos mains rejointes rassemblées devant le soleil d’ombre du cœur  étroit devant l’aurore obscure d’insomnie ô belle éveillée vive de la muette mort poursuivrons-nous enfin l’élan du psaume ailé de joie le chant de la folie sauvage ! A mi-chemin du lac ensommeillé de noire ivresse et de la grande neige d’esprit clair est-il resté là-bas qui tremble de pluviers et d’anémones dans son rêve ainsi qu’une lisière âgées de vieux sapins sur le suspens d’abîme et de silence ! Et ce seront d’abord les branches les plus lourdes et parées... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , ,

dimanche 25 février 2018

BONJOUR VIEILLESSE

J'aurais pu dire: Vieillir, c'est désolant, c'est insupportable,C'est douloureux, c'est horrible,C'est déprimant, c'est mortel.Mais j'ai préféré «chiant»Parce que c'est un adjectif vigoureuxQui ne fait pas triste.Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance.On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable.La vie devant soi. Même à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 28 janvier 2018

JEAN GABRIEL COSCULLUELA...Extrait

Vers le haut,Sans rien oublier de ce qui penche,de ce qui tremble,ce qui se déploieou éclate,ce qui disparaîtsans rompre,Et que l'air habite.L'herbe penche,île inconnue,écrit,serrée parfoiscontre l'air,et laisse des motsillisibles,nomadesà l'invite du vent,proche.Ces motsdans l'herbe,la lumièreet les couleurs du vent,vers le hautle désirvers le haut,seul,le désirseul,l'invite du vent,l'empreinted'un nomtenudans le vent,luz,l'écriturede l'airdans un jardinde mémoirede murmure,retenir la vie,la vie mêmedans la ligne discontinuedes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,
jeudi 7 décembre 2017

POEMAS DE AMOR DESESPERADO / POEMES D'AMOUR DESESPERE

Quiero otras sombras de oro, otras palmerascon otros vuelos de aves extranjeras, quiero calles distintas, en la nieve, un barro diferente cuando llueve, quiero el férvido olor de otras maderas, quiero el fuego con llamas forasteras, otras canciones, otras asperezas, que no haya conocido mis tristezas.   .   Je veux d'autres ombres d'or, d'autres palmiers, d'autres vols d'oiseaux étrangers, je veux des rues distinctes, dans la neige, une boue différente lorsqu'il pleut; je veux l'ardente odeur d'autres bois; ... [Lire la suite]
vendredi 13 octobre 2017

MOUETTE, MA MOUETTE !

- Si je te donnais un pinceau, ma mouette, Qu’en ferais-tu ? - Je peindrais, avec, un grand soleil radieux Et des arcs-en-ciel sur tous les cieux ! - Si je te donnais un crayon, ma mouette, Qu’en ferais-tu ? - J’écrirais, avec, des chansons pour les enfants, Je dessinerais, sur les mâts des bateaux, Les cimes des montagnes, là-haut, Et sur les pages des voiles, Les pas fleuris du printemps avançant, Avec ses myriades d’étoiles Gazouillant, à saute-moutons, au firmament ! - Et si je te donnais une gomme, ma mouette, ... [Lire la suite]
lundi 21 août 2017

MARCEL MIGOZZI

Restons visibles sous les draps même peurEt même désir entre disparaître etVieillir où les mots se déforment si viteNous sommes si même désir attachésÀ la même chair où les mots même peurNous portent au dénuement à l’invisibleDans les blancs entre les mots restons visiblesEntre fête et blessure visibles fuiteEt perpétuité mais qui sait ce qu’un êtreDésire de l’autre quand t’aimer est plusIncompréhensible que je vais mourir   .   MARCEL MIGOZZI   .
Posté par emmila à 16:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

samedi 29 juillet 2017

DESIR

Rien que ton cœur brû­lant,Rien d’autre. Mon para­dis : un champSans ros­si­gnolsNi lyres,Un ruis­seau dis­cret,Une sim­ple source. Pas de vent qui épe­ronneLes fron­dai­sons,Ni d’étoile qui veuilleSe faire feuille. Un jour immenseY seraitLe ver lui­santD’un autre jourDans un chant deRegards bri­sés. Lumi­neux reposOù tous nos bai­sers,Grains de beauté sono­resDe l’écho,Iraient là-bas éclore. Et ton cœur brû­lant,Rien d’autre.     .  FEDERICO GARCIA LORCA   .       ... [Lire la suite]
mercredi 26 juillet 2017

LA CLARTE DES HEURES INHIBEES

Tu es présente comme une dérobée aux vestiges du bleu. Je suis friable à la nuit qui m’ensorcelle. Tout ce qui disparaît est une clarté dans de l’eau sèche. Dans ce court-circuit de vide, la parole est une fusillade du langage. Chaque mot devient un projectile vivace. Nos adolescences nous ont chargés des fièvres qui augurent la brûlure. Sac à dos de tourments que nous n’avons pas eu le temps de défaire. Notre enfance commune siffle sur les parois de ma mémoire. Tantôt comme des étourneaux joueurs, tantôt comme des coups de rasoirs... [Lire la suite]
dimanche 9 juillet 2017

SERGE VENTURINI...Extrait

Pour notre âme, les hommes sont des cristaux :ils sont la nature transparente. Novalis   La poésie est transparence de l'invisible. Elle est dans la recherche charnelle de la transparence aux lèvres sensuelles, au galbe des formes de la femme ronde, même si le plus souvent elle n'apparaît qu'en formes décharnées d'anorexique. Si la beauté est fille de l'invisible, elle occupe toute la place en sa rose iridescence nacrée. Pour le voyant, la beauté est irradiante. Son impact est percussion et tumulte. Elle foudroie dans sa... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

ICARE OU LA CHUTE...Extrait

Les ailes pèsent sur ses veines.Debout le corps tendu de désiril se détache du stablese projette vers le vide.Muscles os souffles'allongent jusqu'à la douleur.Il s'arracherejette les entravesemporte l'aride de ses désertssa haute solitude aussi.Long cri d'oiseaucoléreux impatient.Long cri d'avidité de terreur.Bras étendushappé par l'invisibleil rythme battements et souffle.Le poids inerte des ailes- si pesant puisqu'il est étranger -le poids le freine un peu.Lente montéetrop lente pour l'exalté,ce n'est pas l'ivresse attenduemais des... [Lire la suite]