vendredi 7 septembre 2018

LA PAROLE EN ARCHIPEL...Extrait

Malgré la fenêtre ouverte dans la chambre au long congé, l'arôme de la rose reste lié au souffle qui fut là. Nous sommes une fois encore sans expérience antérieure, nouveaux venus, épris. La rose! Le champs de ses allées éventerait même la hardiesse de la mort. Nulle grille qui s'oppose. Le désir resurgit mal de nos fronts évaporés. Celui qui marche sur la terre des pluies n'a rien à redouter de l'épine, dans les lieux finis ou hostiles. Mais s'il s'arrête et se recueille, malheur à lui! Blessé au vif, il vole en cendres, archer... [Lire la suite]
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mercredi 25 juillet 2018

ON M'APPELLE L’ANGE DÉCHU

Le cosmos m’a enfanté J’ai quitté l’éther pour un ventre de femme J’ai quitté l'éden pour capter le chant des hommes     Je suis   La spirale de plumes éventant vos baisers Les ailes abritant vos membres emmêlés Les rémiges blanches éclairant vos alcôves Je vois vos corps frémir à l’appel Sombrer dans cet or dont je ruisselle Vous ployez sous tant de chatoyances Et je taraude vos fibres dérobées Les griffe et les lisse les tords et les caresse   Je suis le Désir qui jamais n’est comblé ... [Lire la suite]
dimanche 22 juillet 2018

ANDRE HARDELLET...Extrait

Le mystère - c'est la voix étouffée des ramoneurs derrière les murs et le parcours de la Grange- Batelière sous l'Opéra.La peur - c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.Le contentement - c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.L'angoisse - c'est la congestion, comme une émeute violette, sur le bitume où bouge un soleil ahurissant.L'été - c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui... [Lire la suite]
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mardi 29 mai 2018

DANS LE JARDIN DES SIMPLES...Extraits

Je cherche la beauté à travers mots et voiles peut-être viendra-t-elle à nous dans la lenteur qui préside à l’offrande douce   ...   Au matin le soleil préside à d'autres révérences les grands pins nous sculptent   dans leurs branches   ton regard me cherche dans les feuillages mes yeux fouillent alentour pour deviner   où se cache le tien   Dans le cercle solaire nos attentes mythiques s'abreuvent de lumière   une échelle de soie tisse sa toile de désir     ... [Lire la suite]
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samedi 5 mai 2018

DANS LE DOUTE ET LA FERVEUR...Extrait

...   Le monde, oui, dans sa beauté cruelle, je ne veux pas le dire Si je me tais, c'est colère et défi, incandescence   Pourtant je pourrais dessiner les dentelles du possible, ombres chinoises sur l'écran du réel, le rêve, suraigu, d'une île de soleils éblouis, sans férocité L'amour, s'il existe, je pourrais le dire L'énigme au coeur du vivre, comme un ver dans le fruit, je pourrais l'approcher   Cette parole surgie de nulle part, brûlante et sauvage Cette parole d'origine, je pourrais la tenter Un... [Lire la suite]
mardi 10 avril 2018

LE CHANT DE LA FOLIE SAUVAGE

Nos mains rejointes rassemblées devant le soleil d’ombre du cœur  étroit devant l’aurore obscure d’insomnie ô belle éveillée vive de la muette mort poursuivrons-nous enfin l’élan du psaume ailé de joie le chant de la folie sauvage ! A mi-chemin du lac ensommeillé de noire ivresse et de la grande neige d’esprit clair est-il resté là-bas qui tremble de pluviers et d’anémones dans son rêve ainsi qu’une lisière âgées de vieux sapins sur le suspens d’abîme et de silence ! Et ce seront d’abord les branches les plus lourdes et parées... [Lire la suite]
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dimanche 25 février 2018

BONJOUR VIEILLESSE

J'aurais pu dire: Vieillir, c'est désolant, c'est insupportable,C'est douloureux, c'est horrible,C'est déprimant, c'est mortel.Mais j'ai préféré «chiant»Parce que c'est un adjectif vigoureuxQui ne fait pas triste.Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance.On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable.La vie devant soi. Même à... [Lire la suite]
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dimanche 28 janvier 2018

JEAN GABRIEL COSCULLUELA...Extrait

Vers le haut,Sans rien oublier de ce qui penche,de ce qui tremble,ce qui se déploieou éclate,ce qui disparaîtsans rompre,Et que l'air habite.L'herbe penche,île inconnue,écrit,serrée parfoiscontre l'air,et laisse des motsillisibles,nomadesà l'invite du vent,proche.Ces motsdans l'herbe,la lumièreet les couleurs du vent,vers le hautle désirvers le haut,seul,le désirseul,l'invite du vent,l'empreinted'un nomtenudans le vent,luz,l'écriturede l'airdans un jardinde mémoirede murmure,retenir la vie,la vie mêmedans la ligne discontinuedes... [Lire la suite]
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jeudi 7 décembre 2017

POEMAS DE AMOR DESESPERADO / POEMES D'AMOUR DESESPERE

Quiero otras sombras de oro, otras palmerascon otros vuelos de aves extranjeras, quiero calles distintas, en la nieve, un barro diferente cuando llueve, quiero el férvido olor de otras maderas, quiero el fuego con llamas forasteras, otras canciones, otras asperezas, que no haya conocido mis tristezas.   .   Je veux d'autres ombres d'or, d'autres palmiers, d'autres vols d'oiseaux étrangers, je veux des rues distinctes, dans la neige, une boue différente lorsqu'il pleut; je veux l'ardente odeur d'autres bois; ... [Lire la suite]
vendredi 13 octobre 2017

MOUETTE, MA MOUETTE !

- Si je te donnais un pinceau, ma mouette, Qu’en ferais-tu ? - Je peindrais, avec, un grand soleil radieux Et des arcs-en-ciel sur tous les cieux ! - Si je te donnais un crayon, ma mouette, Qu’en ferais-tu ? - J’écrirais, avec, des chansons pour les enfants, Je dessinerais, sur les mâts des bateaux, Les cimes des montagnes, là-haut, Et sur les pages des voiles, Les pas fleuris du printemps avançant, Avec ses myriades d’étoiles Gazouillant, à saute-moutons, au firmament ! - Et si je te donnais une gomme, ma mouette, ... [Lire la suite]