vendredi 23 décembre 2016

LE JARDIN SUSPENDU...Extrait

 Toujours les choses se dérobent et laissent le regard errer sur cette nappe de clarté dont la douceur n’est que l’approche de la pierre  pour de violentes noces imparfaites.  Et l’entaille demain à la mesure du corps entier,  de quel cri s’éveillera le chemin ? Sous les paupières d’amande glisse le fruit des larmes évaporées,  dur sommeil, long soleil de la besace des pauvres.     PIERRE-ALBERT JOURDAN       Oeuvre Joyce Gehl

dimanche 11 décembre 2016

GHYSLAINE LELOUP...Extrait

Voix envolée, cris d’hirondellesArc du corps, traduction des ailesVenant d’en bas les crisSilhouette furtive des futaiesMes élixirs guérissent, on me dit maléfiqueArrachée des forêts aux grandes fougèresIls me fouettent me fouaillent me forcent et m’étouffentMa robe est jaune pour le feu et son orgie de ténèbresToujours les crisMusique condamnée jusque dans les cagesLe glas de la prière tombe comme nos larmesTraquée dans un orient aux fontaines séchéesJe porte ma prison en un voile tissé lourdCiel obscurci sous les barreaux de mon... [Lire la suite]
samedi 3 décembre 2016

ON NE VIT PAS LONGTEMPS COMME LES OISEAUX...Extrait

Les larmes quelquefois montent aux yeux comme d'une source, elles sont de la brume sur des lacs, un trouble du jour intérieur, une eau que la peine a salée. La seule grâce à demander aux dieux lointains, aux dieux muets, aveugles, détournés, à ces fuyards, ne serait-elle pas que toute larme répandue sur le visage proche dans l'invisible terre fît germer un blé inépuisable ?   .   PHILIPPE JACCOTTET   .  
samedi 26 novembre 2016

S'ABAISSER JUSQU'A L'HUMUS

 S'abaisser jusqu'à l'humus où se mêlentLarmes et rosées, sangs versésEt source inviolée, où les corps suppliciésretrouvent la douce argile,Humus prêt à recevoir frayeurs et douleurs,     Pour que tout ait une fin et que pourtant     rien ne soit perdu.S'abaisser jusqu'à l'humus où se logeLa promesse du souffle originel. Unique lieuDe transmutation où frayeurs et douleursSe découvrent paix et silence. Se joignent alorsPourri et nourri, ne font qu'un terme et germe.Lieu du choix : la voie de... [Lire la suite]
vendredi 18 novembre 2016

A MA TERRE MEURTRIE

À ma terre meurtrie de sang et de souffrances  Berceau d’Humanité, berceau de mon enfance  Pour que cesse l’horreur des combats et des armes    Je dédie mes mots, ma révolte, mes larmes….  D’avoir ployé longtemps sous le poids du silence,  D’avoir courbé le dos sous le joug des violences,  D’avoir tremblé longtemps dans l’effroi, la terreur   Nous avons tous grandi à l’ombre de la peur…   Pour avoir réprimé dans la honte notre orgueil,  Ravalé l’amour-propre, de nos droits... [Lire la suite]
dimanche 30 octobre 2016

L'ÂME BLESSEE D'UN ELEPHANT NOIR...Extrait

  C’est de l’étoile que naissent toutes les légendes   la légende de la lumière dans le ciel noir dans la clairière de l’ombre dans l’éclair des tempêtes   la légende de la nuit à l’heure des ténèbres   Ô mon fils !   tu apprendras à la forêt à être fière de l’arbre   Mamonomé ! eh Da ! l’âme blessée d’un éléphant noir reconnaît en toi son adresse ... Si ton intinéraire te désavoueaccepte de tomber sans précaution. La chuteest humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoinde la... [Lire la suite]

jeudi 27 octobre 2016

LE BALISEUR DES SONGES...Extrait

écrire écrire avec les os calames sur la vierge lumière la peau de l'âme le feu des larmes les paroles cendres extraire extraire à l'infini le miel cosmique le pollen du rêve le cri originel du partage et la psalmodie maternelle implosion du lait-poème lumière incarnée du monde ...   .   AHMED BEN DHIAB   . Oeuvre Janick Lederlé www.janicklederle.fr
mardi 18 octobre 2016

SI NOUS ALLIONS VERS LES PLAGES....Extrait

 Ne te retourne pas Le souvenir est devant toi Car ce printemps est advenuComme d'une étoile écorchée Dans la grande allée du royaumeÀ jamais perdu retrouvé                Douceur des larmes dans la chairEnfance aiguë   .   HELENE CADOU   .  
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lundi 22 août 2016

PETITS RIENS POUR JOURS ABSOLUS...Extrait

  J'ai dit toutes les paroles que je savais, toutes.          J'ai prononcé ton nom pour moi et pour          ce que nous avons été ensemble, ce grand corps          balancé entre la mer promise et la terre d'habitude          à chercher une route vivante et qui parle pour nous.          Mais nous avons épuisé l'eau du désert... [Lire la suite]
lundi 22 août 2016

POUSSIERE D'OUBLI

Ce que j'ai vu, je l'ai écrit comme la pluie sur les vitres et les larmes des roses, et tout ce que j'ai oublié demeure là, dans ce grand sac de voyelles posés contre le pied de la table où le temps passe entre ma vie et moi sans blesser personne   Quand plus rien ne chante au dehors je puise dans le sac et sème sur la page un peu de poussière d'oubli et le jour paraît comme un musicien qui tend son chapeau   .   GUY GOFFETTE   .   Oeuvre ?      
Posté par emmila à 16:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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