samedi 23 avril 2011

ICI-BAS

Le coquelicot en feston des coteaux, le talus en friche et l’odeur de terre, la pluie et la mésange, ont scellé notre union. Le peuple des bois et celui des airs, les arbres en dentelle noire, même le grand lac étal où les corbeaux lapent l’hiver, m’ont mariée au bel ici-bas. Je suis la bienheureuse la toujours bien-aimée, mon amant m’escorte autant que rivière avant la source, je périrais de soif il m’abreuverait de feu, il ajoure de nuit les heures de trop d’éclat, je rebrousserais chemin qu’il inverserait le retour, mes mains... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 16 février 2011

ALAIN SUIED

Qui témoigne pour nos blessures ? C’est par inadvertance que vient l’arbre dans la terre, c’est par jeu que la feuille naît dans l’arbre et nul ne sait pourquoi le vent et la pluie décident soudain de se perdre dans ses branches. Tu pourrais vivre sans savoir mais qui peut vivre sans témoin ? C’est par inadvertance que vient la faim sous la dent, c’est par jeu que la proie devient mâchoire et nul ne sait pourquoi le sang et la blessure décident soudain de hanter les rêves de la terre. Tu pourrais vivre sans savoir mais qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 14 novembre 2010

BEATRICE LIBERT

Il y a, fragile, une portequi attend l’heure de ton passage.Il y a, profonde, une plaiequi s’écarte au moindre coup.Il y a, interdite, une fenêtrequi ne s’ouvre qu’à l’aveugle..BEATRICE  LIBERT . Oeuvre Janine Engelen http://users.swing.be/cs/je/index.html
Posté par emmila à 12:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
jeudi 21 mai 2009

CORRIDA

J’adhère à ma mort comme l’astre au ciel.La vie cruellea tué en moi beaucoup d’oret d’enfants qui ont pleuré au bord des lèvres.Le temps est venude remettre les pendules à l’heure.Adieu heure d’été, Adieu heure d’hiverC’est maintenant l’heure de l’exil blanc et des remords.Déjà je m’enfonce en terrechandelle éteinte.En bon et fougueux matadorj’esquisse une feinte.À quoi sert de défier cape rouge et cape noire.La poésie est simple comme bonsoirau milieu d’une arène de sable et de sang. Décapité..ANDRE  LAUDE .
Posté par emmila à 21:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,