mardi 3 mai 2016

ENTRE LE VIDE ET L'ILLUMINATION...Extrait

C’est une présence brûlante que je nommedans la fleur d’eau qui tremble entre les feuillesdans l’acier rigide du pont dans la pommeL’agenouillement du soleil au bord du fleuveC’est une présence brûlante que je nommequand s’avance puissant comme une étraveParmi la houle brutale des hommesdouleur contre douleur sang contre sangSous la paupière lourde de l’étoileAu fond du limon obscur qui râledéchiré par les crocs du feu et de la pierreÀ l’heure où s’éternise en moi la note graved’une flûte de berger ligoté dans la toiled’araignée des... [Lire la suite]
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samedi 12 mars 2016

TERRE ROUGE

Sur ma table de travail, dans ce vase, repose une poignée de terre prise aux champs de mon pays... C'est un cadeau, — celui qui me l'offrit crut y serrer son cœur, mais ne pensa jamais qu'il me donnait aussi le cœur de ses ancêtres. Je la contemple... Et que de longues heures passées dans le silence et la tristesse à laisser mes yeux se river sur elle, la fertile, au point que mes regards y voudraient pousser des racines. Et va le songe... Et je me dis qu'il ne se peut que cette couleur rouge soit enfantée des seules... [Lire la suite]
samedi 2 janvier 2016

18 JUILLET 1936, 18 JUILLET 1938

C’est du sang, pas de la grêle, ce qui fouette mes tempes. Ce sont deux années de sang : ce sont deux inondations. Sang d’acte solaire, tu viens dévorante, jusqu’à laisser déserts et étranglés les balcons Sang, qui est le plus précieux de tous les biens précieux. Sang, qui thésaurisait pour l’amour ses dons. Regardez-le troubler les mers, faire sauter les trains décourageant les taureaux là où il encouragea les lions. Le temps est sang. Le temps circule dans mes veines. Et face à l’horloge et au temps je me sens plus... [Lire la suite]
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samedi 2 mai 2015

IL EST DES TERRES D'ORIENT

Il est des terres de brume, de pierre et de monts chauves,où la voix de l’homme s’élève sur la montagne.Des terres noires de silence, où le sang a coulé,des terres rougies, où la poussière vole au soleil sa part de nuit,— ses litanies d’amour enfoui.Des terres d’accueil, de rires et de loyaux partagesoù des filles volcaniques tournoient dans la lumière.Elles vous offrent le pain, le vin, leur vrai visage.Des terres où, — gouffre étoilé, la nuit s’effondre à l’angle d’une rue, en une longue pluie d’automne,où le vent vous parle, — tel... [Lire la suite]
mardi 17 juin 2014

MYRIAM MONTOYA

Arrivent les voix de l’inframonde grégaire à l’âge où l’éclat des dahlias et les vibrations de l’air fêtent l’innocence Danses chœurs levés au soleil et à la lune étouffent le cri La fleur sanglante apaise la terreur collective et masculine La jeune fille initiée sur un hamac cicatrise   .   MYRIAM MONTOYA   .      
vendredi 30 août 2013

POEME DE L'EXIL, DU MONDE QUI RETRECIT ET DES EGORGEURS

Ils sont venus de loin, de très loin, de derrière les dunes Ils portent des poignards et marchent comme des égorgeurs Ils ont mis un voile noir sur les visages les plus matinaux Si je reste encore ils vont me poursuivre jusque chez moi C’était encore l’aube d’avant Tout dormait encore les oiseaux les belles et le vent Si je n’étais pas aussi matinal J’aurais saisi Kairos par les cheveux Et je l’aurais traîné loin dans le premier estaminet Il y a derrière le paravent de la forteresse De vieux parchemins historiés Et les amis qui ne... [Lire la suite]

mardi 2 juillet 2013

TRACES / HUELLAS ... Extrait

 Doucement mon doigt prend ton pouls gong répété et je compte des millénaires de gestation l’errance des continents la goutte qui revient ouvrant le passage à la mémoire une profusion d’images de cet animal qui se dressant le regard vers l’horizon jette la lance écoute l’écho de son cri Il y a dans tes battements les jours de pénuries les accouchements sans fin peuplant le monde les années ponctuelles de migrations et d’oublis le piétinement des troupeaux les rivières qui débordent l’appréhension des fuites précipitées les... [Lire la suite]
mardi 15 janvier 2013

LES CHEMINS ANDALOUS

Le soleil est mal accroché au ciel Parfois il se montre bon envers les hommes parfois rien ne va sur les chemins qu’il trace pour eux   Je laisse mes yeux traîner sur les quatre domaines du vent J’ai suspendu ma veste au seul nuage qui passait   Le sol est rougi de tant de sang, de honte et d’orgueil, que là poussent des arbres à sève hautaine   J’avance pensant sans cesse à ceux qu’on a couchés au bord des chemins : paysans, poètes, journaliers ou bandits   Et ce sont ces chemins qui me... [Lire la suite]
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jeudi 22 novembre 2012

QUI DIRA NOTRE NUIT...Extrait

Poigne d’homme Face d’homme      étoile de sang sur le front Corps broyé Os rompus      étoile de sang dans le cœur Broyée la promesse Rompue la parole    étoile de sang voici l’homme .   FRANCOIS CHENG .    
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vendredi 14 septembre 2012

MEMOIRE DU VENT ...Extrait

et autour de ma face une civilisation en agonie Dans mes veines dans mes cendres vient l’éveil ;Je me lève, le monde est une maison autour de mon visage,Chaque fleur est poème.L’histoire vacille comme une proieL’histoire se fait plus vive - Quel feu es-tu éteint,Lequel as-tu ravivé, ô Mihyar ? Je suis descendu dans un minaretje me suis mis dans une guitareoù chaque corde saignait sa blessure ouverte,la vie était un tapis aux marches du palaisl’histoire une guenille emportée par l’Euphrate,tout ce que ciel et terre comptent... [Lire la suite]
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