mercredi 19 mai 2010

POUR ABDELLATIF LAÂBI

Ô que ta parole soit tranchante   creusante comme l’antique obsidienne   Brûlante comme la pierre des volcans   Odorante de senteur humaine   jusqu’à l’impur dans la mémoire   Légère comme les cristaux des rêves qui hantent   telle la pleine rondeur des seins mûrs des femmes              Et qu’elle ait la peau lisse des fleuves               et la beauté des clefs de voûte           ... [Lire la suite]
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mercredi 19 mai 2010

HEURES VOLANTES DU TRANSVISIBLE

                 Pour Tagouhi, notre digne reine . J'ai recouvré le peuple des ombres, le peuple radieux du poème. Et chaque matin, j'accueille Celan, en traversant la Seine. L'or des lumières brûle dans le noir, et mes yeux voient le monde sans haine. Le transvisible est transgenres. J'écris dans la joie, dans la peine. Je cours, je patiente, je colère,— passent les années, mortes les semaines.   Je vois le retour des soupes populaires, le froid, la faim, les... [Lire la suite]
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mardi 3 février 2009

COEURS SANS HAINE, COEURS SANS PARTI, COEURS NUS, COEURS SERRES

Coeur qui déteste la guerre, il a bien fallu te résoudre à mener combat. L'heure n'est plus à la légendaire patience des bergers. Ils sont en nombre ceux qui se sont dressés contre les ennemis de tout bord, à toutes les époques. La France est entrée, depuis les années cinquante, dans une autre forme de Résistance qui n'a pas encore dit son nom.J'étais adolescent encore, quand un jour je découvris la tragique et belle lettre de Missak Manouchian à sa chère Mélinée, sa petite orpheline bien-aimée, lettre écrite en poète le 21... [Lire la suite]
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lundi 2 février 2009

SO U FOCU

Sò focu, sò. Campu ind’u focu, ― e mo acque. Catellu lurcu, sò, nè brusgiu nè spampilluleghju. Hè surella mea Marina Tsvetaeva. Sò l’incendiu chì per u sempre si sparghje. Ghjè di u core ch’elle venenu e fiamme, collanu versu u celu. Senza cunsumammi, brusgendu, ― eo, l’infiaratu, ùn sò micca l’ardente bardu ?        In mè, l’estru sanu azzizza e fiamme, ― abbisistite. Sò u focu chì scaticheghja è u focu chì purificheghja. A notte, in sognu, qualchissia s’avvicina di a fucaraccia, ellu vene à u statu suttile, ― a... [Lire la suite]
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