dimanche 16 juin 2013

POEMES...Extrait

Ils disent que la mer est sans amour Ils disent que la mer est sans amour, que dans la mer l'amour ne peut vivre, mais seulement les éclats nus de sel de la vie sans amour.   Mais de la mer les dauphins bondissent autour du bateau de Dionysos dont les mâts s'ornent de vignes violettes, et les voilà qui émergent porteurs du violet obscur des arcs-en-ciel et hop ! ils s'en vont, piquant du nez, suprême délice; et la mer fait l'amour avec Dionysos dans les rebonds joyeux des petites baleines.   .   D. H. LAWRENCE ... [Lire la suite]
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samedi 25 mai 2013

HÖLDERLIN

"Ne faire qu'un avec le tout, voilà l'existence divine, voilà le ciel de l'homme. Ne faire qu'un avec tout ce qui vit, combler de félicité, perdre la conscience de soi même en retournant au grand tout de la nature: voilà la hauteur sacrée, le lieu de l'éternelle quiétude où midi perd son accablante chaleur et le tonnerre sa voix, où la mer démontée devient pareille aux vagues de blé."   .    FRIEDRICH HÖLDERLIN   .    
lundi 13 mai 2013

MER DU PARADIS

Me voici face à toi, mer, encore... La poussière de la terre sur les épaules, encore imprégné de l'éphémère désir épuisé de l'homme, me voici, lumière éternelle, vaste mer infatigable, ultime expression d'un amour sans limites, rose du monde ardent. Lorsque j'étais enfant, c'était toi la sandale si fraiche à mon pied nu. Une blanche montée d'écume au long de ma jambe doit m'égarer en cette lointaine enfance de délices. Un soleil, une promesse de bonheur, une félicité humaine, une candide corrélation de lumière -- avec les yeux... [Lire la suite]
lundi 6 mai 2013

JE VOUS ECRIS DE MES LOINTAINS

« Je vous écris de mes lointains, d’un horizon empli du sel des embruns ; je vous écris avec l’encre des souvenirs, de la pluie sur la joue, de la tendresse dans les lignes des mains. La saison sombre est à son comble ; les hurlements de la houle frappent sans fin la drisse de l’ouvrage. En secret, des îles me font escorte. Un feu s’allume sur la falaise… Gouttes en sourdine sur le caillebotis des mots, notes épinglées au fil des nuages. J’écris sans trouble des mots qui filent avec les ailes du silence. Ouvert à l’inconnu, j’accepte... [Lire la suite]
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dimanche 5 mai 2013

NAVIGATEUR SOLITAIRE

À présent, chaque mille que je naviguerai vers l’ouest m’éloignera de tout. Pas le moindre signe de vie : ni poissons, ni oiseaux, ni sirènes, ni cafard zigzaguant sur la couverture. Seulement l’eau et le ciel, l’horizon détruit, la mer, qui chante toujours comme moi la même chanson. Ni poissons, ni oiseaux, ni sirènes, ni cette étrange conversation sur la sentine que perçoit l’oreille aux heures de calme. Seulement l’eau et le ciel, le roulis du temps. La nuit, l’étoile Achernar apparaît sur la proue ; entre les haubans, Aldébaran ;... [Lire la suite]
lundi 15 avril 2013

AMERS...Extrait

"Et c'est un chant de mer comme il n'en fut jamais chanté, et c'est la Mer en nous qui le chantera: La Mer, en nous portée, jusqu'à la satiété du souffle et la péroraison du souffle, La Mer, en nous, portant son bruit soyeux du large et toute sa grande fraîcheur d'aubaine par le monde.   .   SAINT JOHN PERSE   .   Oeuvre Bona Mangangu http://bonamangangu.webs.com          
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vendredi 12 avril 2013

APPELS OCEANIQUES

Viens avec moi et participe du tout de l'immensitéToi l'hôte de l'azur fais comme la goutte d'eau qui m'anime Et sois de mes  sibyllines clartés  Ainsi de l'océan éternelPrends ton aile et pareil à l'oiseau des hautes latitudesTrace sur le ciel les songes d'une même passion Qui telles la foi et la vertu gravent pour toujours l'empreinte des coeursN'est-ce pas ici que tu renoueras profondément Avec la terre et ses vastes miroirs en leurs pulsations lointainesQui te sont familières et que tu reconnaisA l'aune de la... [Lire la suite]
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dimanche 24 mars 2013

JE CONNAIS DES ÎLES LOINTAINES

 Pour Josiane en pensant à son papa     A quoi penses-tu ? disait-il,- Je pense au golfe de Marseille, -Une angoisse qui se réveille,Un morceau de cœur plein d’exilBascule dans un trou de larmes.Les panneaux se sont refermés.- Si tu veux, je t’écouterai,La tristesse n’est pas sans charmes.Je n’ose pas me rappeler.Pourquoi ce couchant sans histoireS’arrête-t-il dans ma mémoireComme une tartane échouée ?Le soir du jour où les CaraquesFont leur fête au bord de la mer,Le train bondé de rires clairsTourna un peu avant... [Lire la suite]
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samedi 9 février 2013

FERNANDO PESSOA

Avant nous à travers les mêmes arbres Le vent soufflait, quand il faisait du vent, Et les feuilles ne bougeaient pas D’une autre façon qu’aujourd’hui. Nous passons, nous nous agitons, en pure perte. Nous ne faisons pas plus de bruit dans tout ce qui existe Que les feuilles des arbres Et le souffle des vents. Lors par délaissement assidu essayons De confier tous nos efforts à la Nature Et de ne pas vouloir vivre plus fort Que ne vivent les arbres verts. Inutiles, les grands airs que nous nous donnons. À part nous-mêmes, rien de par... [Lire la suite]
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mercredi 23 janvier 2013

PETITE MER VERTE

"Petite mer verte de treize ans Que j'aimerais bien adopter Et envoyer dans une école d'Ionie Pour que tu apprennes la mandarine et l'absinthe Petite mer verte de treize ans Et que dans la lanterne verte du phare en plein midi Tu fasses tourner le soleil et entendes Comme le destin se décompose et comme De colline en colline se concertent Encore nos lointains parents Qui tels des statues tiennent le vent Petite mer verte de treize ans Avec ton col blanc et tes rubans Et que par la fenêtre tu pénètres dans Smyrne Et me... [Lire la suite]