jeudi 3 mai 2018

DERIVES

A l'orée du sommeil   Nyctémérales dérivesdepuis les brumes du réveil rappelé à l'ordre d'une vision d'étranges interrogationsl'Un-conscient  voyage Et je demeure       un long moment comme happé      déjà absentRien ne subsiste que la sensation  aveugle de flotterau-delà de tout                 en silence L'instant propice au questionnementéclaire ce vaisseau bleu dont je suis l'hôtequi plane  à travers... [Lire la suite]

samedi 28 avril 2018

CHÂTEAUX DE SABLE

Merci Adélita   . Pourquoi ne m'as tu pas dit que tu étais en train de bâtir ce château de sable ? C'eût été si beaupouvoir entrer par son petit portail,parcourir ses couloirs salés,t'attendre aux parterres de coquillages,en te parlant depuis le balconavec la bouche pleine d'écume blanche et transparentecomme mes mots,ces mots frivoles que je te dis,qui n'ont rien de plus que le poidsde l'air entre mes dents. Il est si beau de contempler la mer. Elle aurait été si belle la merdepuis notre château de sable,pourléchant le... [Lire la suite]
jeudi 19 avril 2018

LA NUDITE DES PIERRES...Extrait

Le jour te laisseorphelin des courbesen deuil d'une heure évanouiele globe clair d'un fruità la pointe de tes doigtsrouge flammechair viveau faîte de tes épaulessa chute tranche le silencelame sablée d'attentelong fil d'écaillesombrent les saveursaval de couleurau vaste chuchotementd'un monde ensevelide passage en traverséetu as partagé le sel avec les vagueset gravé de nouveaux cerclesaux astrolabescoutumierdes sentiers de crêtesoù tout ciel abolirenaissent les sirènestu as transcritl'alphabet de leurs songesassisté par les... [Lire la suite]
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vendredi 6 avril 2018

L'AMER NOUS GUIDE...

Je suis né d’une erreur du vent et de la mer c’est pourquoi j’ai vécu au rythme des marées entre les hommes et dieu je n’ai pas pu choisir poisson-lune égaré sur un trottoir vitreux je n’ai fait que passer sans pouvoir respirerun enfant replié s’est pris dans ma mémoire qui m’empêche d’atteindre au pays d’où je viens quand trouverai-je enfin de quoi crever mes yeux sur le plancher glissant d’une barque fantômesi je viens à mourir qu’on me jette à la mer dans l’aube bleue des sables je trouverai... [Lire la suite]
lundi 19 mars 2018

RUCHES...Extrait

Que la folie du monde se taiseQue la vie soit plus belle que la vieQue les anges vacillent dans la mouvance du désirQue le baiser de la jeune mariée donne au cielUne aurore de santal et de selQue dure sur la mer immenseEternelleLa traversée des innocences Que la noce des arbres en pollensDonne aux insectesLa déraison des sentimentsUn chemin de terre de pommes et de mielDans ces rues de marbre Villages et lumièresEnroulés autour des collinesPrintemps de Toscane S'il vous plaîtRefermez la chambre un moment     .   ... [Lire la suite]
lundi 19 mars 2018

NULLE MORT NE PEUT

Pour Derek Walcott     Il y a tant de chênes à Atlanta qui gémissent encoreDes champs qui pleurentQui chantent aussiEt qui impriment aux capsules du coton des torsions incroyables ! C’est ce mélangeC’est cette torsionCe plus insoutenable qui habille l’envol des belles et seules images ! Que la mer mieux qu’Histoire te soit douceQu’elle te fasse mémoireQue l’archipel mieux que pays te fasse collier Que ce qui se mélangedans l’aquarelle et dans Shakespearedans les contes le théâtre et les livrest’organise le trône... [Lire la suite]

dimanche 18 mars 2018

ARCHIVES DU SABLE ...Extrait

Au bout de mes doigtsces blancs oiseaux cunéiformesmon souffle mon amourmon désir voyageurces oiseaux effilant le loinfortuits et brefs entre l'incessantcombat du feu et de la merces moments d'ailes donnant cielà mes mots les voici insoucieux de moidésormais si lointainscomme les vagues et le ventet miens oh rythmiquement miens   .   RAYMOND FARINA   .  
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dimanche 25 février 2018

AU VENT DE LA PIROGUIERE...Extrait

Où est-il le chemin  Que chacun de nous suit ?Il me faut y passerY pousser ma pirogue.D’autres avant toiEn effet sont passésMais la merDerrière euxA effacé leurs traces.Je n’ai plus de repèresJe n’ai plus les AnciensPour me guider en mer.Je n’ai plus qu’à passerQu’à pousser ma pirogueEn faisant mon chemin. .  . . . . FLORA AURIMA DEVATINE . . . . . Oeuvre John Webber, Raiatea 1787
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vendredi 23 février 2018

LE DERNIER JOUR DE MA VIE

Je n’éteindrai jamais l’incendie qui m’habite, ni la chaux vive de mes ailes, ni l’incandescence sur ma peau qui se souvient de caresses anciennes. Je ne désarmerai jamais mes saines colères autour des cercueils d’enfants, ni mon dégoût de toute l’injustice arrogante des hommes. Mes fatigues traverseront ce désert où seul je cherchais l’ombre d’une oasis et l’eau fraîche d’un frère choisi. Non je n’effacerai jamais les mots absents de mon père, leur naïve ferveur sur des pages sans voix. Pour que revienne l’enchantement d’une autre... [Lire la suite]
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mercredi 21 février 2018

LE JARDIN ETAIT DANS LA MER

Le jardin était dans la merŒillets d'écume cap profondTa main s'en allait avec l'eauComme une traîne nuptialeTa main libérait tout le cielDes anges à onze épéesFlottaient à côté de ton nomCoupeurs de vagues à leurs crêtesEt les voiles blanches penchaientAux courtes rafales du ventAvec des épines de rosesTu cousais les rubans de l'attenteAux cheveux des collines de ton amourEt disais ; celle qui peigne la lumièreEst une cascade ici qui s'amuseFlèche voleuse scandale du rireO petite enfant du jour qui n'en finit pasDans les arbres... [Lire la suite]