samedi 5 novembre 2016

GNIA...Extrait

- Audace!        ce qui gronde au fond de mon âme        n'est pas le tumulte de mon sang        en moi la sève de l'exil a banni        dans son flot        la beauté des mots de la quiétude        - Mauvais arbre        aux ramures couleur de mon sang       ... [Lire la suite]

jeudi 20 octobre 2016

LES EMIGRANTS...

 Merci Gérard Cléry  et Guy Allix ... ...   lissant leur vie aux fenêtres des trains ils voient blêmir ces paysages où nul arbre ne brûle     terre affamée de caresses et du vent pour eux déroule tes bandages     ils vont leur renommée voyage ils n'amasseront pas rivés à la souffrance plane         de temps en temps toisonnent par le gué d'un bocage ces gibets de tendresse qui ne les balancent guère     ils vont sachant fort peu plier genoux ... [Lire la suite]
jeudi 29 septembre 2016

TRAMONTI...Extrait

...libellule affolée du déclinde nos viesje cherched'autres seuils où élargir le tempsje cherched'autres vies pour inventer ma vieles frontières du jour qui déclineses heuresme sont d'inutiles palisoù appuyer le front le temps s'espace et me ramène   cours sans finimpossible retour                        je voyageen ailleurs je repousse      au plus loinde l'exil le vif... [Lire la suite]
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mardi 27 septembre 2016

ALGER

Dans ma larme s’étend l’injuste addition que m’impose l’éloignement et que je règle de mes pleurs d’apatride à l’émotivité déchue. Ma larme renferme la broche kabyle de ma mère, le henné qui fleurait sa main et une pierre de ma maison criblée des traces de mes rires et de mes chroniques d’enfant cédées à la confiance close de mon pacte avec de tristes avantages. J’ai dans ma larme quelques gouttes de la pluie qui tombe sur Alger et un peu des soupirs des justes râlants sur la hampe de son drapeau brûlé. J’ouvre ma larme comme on ouvre... [Lire la suite]
mercredi 31 août 2016

L'EXIL ET LE DESARROI - Hommage

J'ai vu et, j'ai lentement traversé le dérisoire lieu du retour. traversé la cour où nulle herbe ne pousse où nulle parole ne parvient où nulle offrande n'existe. Ainsi j'ai poussé la porte du lieu, et ma gorge s'est gonflée de colère, haine, désespoir. J'ai poussé la porte du lieu, et, j'ai vu L'agneau mort. Celui dont j'aurais pu être le gardien coutumier pour notre bonheur. Innocence. J'ai poussé la porte du lieu et, quelque chose s'est brisé en moi. Comme une larme. Ou, un plaisir. Désanimé. J'ai poussé la porte du lieu, et,... [Lire la suite]
lundi 18 juillet 2016

DE CHAIR ET DE MOTS...Extrait

Merci Thami   Qu'on regarde au dehors, le dedans vous reprend. On voudrait être au monde, on ne sait qu’échapper. Et tous ceux-là qu’on croise et voudrait arrêter ont le pas trop rapide et sont pris par l’élan. Qui parle des lointains évoque une autre vie. Et c’est pour mieux tromper ce sentiment de n’être qu’en exil ici-bas, un voyageur peut-être mais qui ne pèse pas et reste sans appui. Nous avons des manies de vivants qui s’absentent, qui pour prendre enfin pied s’accrochent à des leurres en faisant reculer l’horizon... [Lire la suite]
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mardi 7 juin 2016

SINGULIER, JE LE SUIS PAR DEFAILLANCE

La terre est fourbue de catastrophes, de famines, de guerres, de dominations très injustes, de mœurs sanguinaires, de répressions injustifiées, d’atrocités sans noms, et de quelques autres acraties belliqueuses.      Des moments de grandes lassitudes augmentent ma générosité à l’égard du vide. Des moments où je caresse l’idée affreuse de l’anonymat de mes propres souffles. Des tempos où tout n’est pas rose et où la joie a du souci à se faire.      Tout est surfait dans ce monde en panique.... [Lire la suite]
jeudi 2 juin 2016

YVES HEURTE...Extrait

Dans la nuit, que pense la feuille, toute dernière feuille morte en attendant qu'un vent la cueille le vent du nord qui tout emporte? Que pense l'exilé quand partent les soldats qui ont tout détruit, l'exilé qui ferme sa porte et jette ses clefs dans le puits? Que pense la feuille sur l'arbre quand passe cet homme, qui parle seul et marche seul, l'exilé dont le vent ronge les souliers? Mais l'homme a regardé la feuille comme lui, toute démunie, il monte à l'arbre et puis la cueille en souvenir de son pays. .   YVES HEURTE ... [Lire la suite]
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mercredi 1 juin 2016

JOURNAL D'UN MARIN...Extrait

"Ce n'est pas encore l'aube dans la maisonLa nostalgie est couchée à mes côtés.Elle dort, elle reprend des forces,Ca fatigue beaucoup la compagnieD'un nègre rebelle et romantique.Elle a quinze ans, ou mille ans,Ou elle vient seulement de naîtreEt c'est son premier sommeilSous le même toit que mon cœur.Depuis quinze ans ou depuis des sièclesJe me lève sans pouvoir parlerLa langue de mon peuple,Sans le bonjour de ses dieux païensSans le goût de son pain de maniocSans l'odeur du café du petit matin.Je me réveille loin de mes racines,Loin... [Lire la suite]
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mercredi 1 juin 2016

EXIL

Les mains plus nues qu'à ma naissance et la lèvre plus libre, l'oreille à ces coraux où gît la plainte d'un autre âge, Me voici restitué à ma rive natale… Il n'est d'histoire que de l'âme, il n'est d'aisance que de l'âme. Avec l'achaine, l'anophèle, avec les chaumes et les sables, avec les choses les plus frêles, avec les choses les plus vaines, la simple chose, la simple chose d'être là, dans l'écoulement du jour… Sur des squelettes d'oiseaux nains s'en va l'enfance de ce jour, en vêtement des îles, et plus légère que l'enfance sur... [Lire la suite]
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