mercredi 3 mars 2010

CLARTE SANS REPOS...Extrait

Au point où en sont les choses, de quelle clarté perdue venons-nous ? Qui peut se souvenir de l'inexistence ? Il serait sans doute plus doux de revenir, mais nous entrons indécis dans une forêt d'aubépines. Il n'y a rien au-delà de l'ultime prophétie. Nous avons rêvé qu'un dieu nous léchait les mains : nul ne verra son masque divin. Au point où en sont les choses, la folie est parfaite. .. .ANTONIO  GAMONEDA . . .    
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vendredi 11 septembre 2009

SERENADE

Terre de l’asphodèle et du lièvre, terre de femme au travailDe l’enfant, terre des hommes cherchant des lois au partageEt trouvant des raisons de hiérarchiser la possession, Terre de l’enfance des arbres et de la mort des œuvres,Terre de l’inhabité et des néoténies de la langue, terreDu soir et des fenêtres, terre des transparences et des profondeurs, Terre des jours circulaires et de la vie rectiligne, terreDe la fragmentation des textes, terre de l’existence de la mort,Terre des preuves, des méthodes, des instincts, des... [Lire la suite]
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samedi 4 juillet 2009

LE FIL DE L'EAU

Je viens d'une haute vagueQui s'agenouille sur le sableM'oublie dans ses remousJe viens du miroir de mes larmes Dans les yeux tendres d'un chienJe viens d'une eau d'origineD'une synergie diluvienne antiqueD'un vent sauvage dans les veinesCapable de faire chanter les rivièresDe ses doigts lissant les lointainsJe ne peux imaginer le jourOù la crue amère des limitesEmportera nos rires nos rêvesL'eau soyeuse de nos mystèresLes traces mêmes de nos pasQui harnachera la douleurQuand elle deviendra couteauQuand les os du... [Lire la suite]
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dimanche 7 juin 2009

POEMES EPARS...Extrait

Ile au seuil de la nuit. Le vent souffre dans les landes. Ruines et silence. Des silhouettes sillonnent le bois. Lucarne et murmure. Des siècles et des siècles s’effacent. Le vent dans les bruyères. Château du cœur. Ile d’ombre et de lumière. Des visages errent près du port. Sonne le temps du retour.Dans le jardin solitaire, un homme creuse. Phare et silence. Terre et nuages. A la fenêtre, le souvenir bleuit. Il creuse et creuse encore avant la ténèbre. Des pas sur le quai. Souffle de brise. Le feu blesse le cœur. Signes et voiliers.... [Lire la suite]
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mercredi 11 février 2009

PETIT MATIN

Chaque matin je déjeune D'une gorgée d'azur. Par la fenêtre ouverte Je syntonise l'horizon. Les ailes des oiseaux Tournent les pages du ciel. Les premières cigales Me lisent les nouvelles. Comme les collines au loin, Les montagnes, les lacs, Je lave ma peau nue Dans un grand bain de soleil. Un brin d'herbe fait signe Aux étoiles endormies. Des hirondelles se croisent Et narguent Chibouki. L'oreille contre le pouls du vent J'écoute battre le monde. Il y a toujours Un bout de voie lactée Dans le nid des abeilles, Un murmure d'étoiles... [Lire la suite]
mardi 25 novembre 2008

TOI, MON MAROC AMAZIGHE

A Ali Khadaoui   « Les hommes continuent d’avancer ainsi Inconscients de ceux qui s’en allèrent, de ceux qui s’en vont, d’eux-mêmes… » .                 Yannis Ritsos   .   Ô insensé Maroc, pourquoi veux-tu trahir Ton sang berbère, ton sang plus pur que diamant ! Pourquoi mentir, pourquoi ? La sève de tes enfants Vient d’une terre sublime, berceau de grands empires ! .   Oui, tu es berbère, berbère jusqu’aux racines De tes cellules nourries... [Lire la suite]
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mercredi 29 octobre 2008

POEMES PAÏENS D'ALBERTO CAIERO ET DE RICARDO REIS....Extrait

"Nombreux sont ceux qui vivent en nous;Si je pense, si je ressens, j'ignoreQui est celui qui pense, qui ressent.Je suis seulement le lieuOù l'on pense, où l'on ressent.J'ai davantage d'âmes qu'une seule.Il est plus de moi que moi-même.J'existe cependantA tous indifférent.Je les fais taire : Je parle.Les influx entrecroisésDe ce que je ressens ou ne ressens pasPolémiquent en celui que je suis.Je les ignore. Ils ne dictent rienA celui que je me connais : J'écris.". FERNANDO  PESSOA . Vitrail Norbert Pagé
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vendredi 8 août 2008

POEMES...Extrait

Je voudrais parvenir au cœur          Des choses, en toutes:           Dans l'œuvre, les remous du cœur,           Cherchant ma route.   À l'essence des jours passés,           Leur origine,           Jusqu'à la moëlle, jusqu'au pied,   À la racine.           Des faits, des êtres sans arrêt           Saisir le fil,... [Lire la suite]
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